

Les deux propylées dessinés par Luigi Canina durant la troisième décennie du XIX° siècle, marquent l'entrée de Villa Borghèse, la plus populaire des innombrables villas existantes à Rome jusqu'à la fin du XIX° siècle. La Villa fut réalisée au début du XVII° siècle pour le Cardinal Scipion Borghèse, auteur de la politique culturelle du pontificat de son oncle:
le Pape Paul V. Scipion, peu intéressé à la carrière ecclésiastique, était doué d'une formidable intuition pour les œuvres d'art et , outre à enrichir la collection de la famille de nombreuses productions antiques, il fut le généreux mécène des plus importants artistes de son époque.
Il réussit à s'approprier, de façon quelques fois illicite, d'œuvres de Raphaël et d'une grande partie de la production de Caravage, et il chargea le Bernin de réaliser un nombre considérable de statues.
La parfaite synthèse entre architecture, sculpture et peinture font de la Villa un endroit de pur plaisir, comme l'écrivait le Cardinal lui-même dans son message de bienvenue aux hôtes: « va où tu veux, demande ce que tu veux, sors quand tu veux; plus que pour le propriétaire, ici tout est prévu pour l'hôte ».
Toute la propriété a été acquise, en 1902, par l'Etat italien qui a cédé le parc à la Commune de Rome l'année suivante.
Il s’agit tout simplement de l’un des musées les plus prestigieux de Rome: les collections sont très riches ; elles sont abritées dans une somptueuse villa – la villa Borghèse -, elle même située au cœur d’un immense parc qui est l’un des lieux de promenades parmi les plus célèbres de Rome.
Les collections sont très très riches et nous avons jeté notre dévolu sur 20 chefs-d’œuvre.
Notamment dans la collection de sculptures, outre Canova et des sculptures antiques, nous proposons une découverte des sculptures parmi les plus célèbres du Bernin comme son « David » ou bien « L’enlèvement de Proserpine ». Bernin est sans aucun doute l’artiste le plus renommé de la Rome baroque.
A l’étage, consacré à la peinture, nous découvrirons de très belles œuvres de Raphaël et du Titien, du Caravage, du Corrège, de Lucas Cranach et d’Antonello de Messine
Le Parc de Villa Borghèse occupe une superficie d’environ 80 hectares au cœur de la ville, entre les Murs Auréliennes et les quartiers Pinciano, Parioli et Flaminio. Il héberge à son intérieur des édifices, des sculptures, des monuments et des fontaines, toutes œuvres par des illustres artistes de l’art baroque, néoclassique et éclectique, entourées par des arbres séculaires, des petits lacs, des jardins à l’italienne et des grands espaces en plein air.
Le noyau le plus ancien de la villa, propriété des Borghèse à partir de 1580, a été agrandi dans les premières années du 1600, sur décision du cardinal Scipion Caffarelli Borghèse qui avait acheté une série de vignobles et de terrains limitrophes avec l’intention d’y créer une « villa des délices », symbole du statut social de la famille.
En 1606, le cardinal Scipion a confié la réalisation de la villa aux architectes Flaminio Ponzio et Giovanni Vasanzio, aidés par le jardinier Domenico Savini de Montepulciano et par différents artistes, parmi lesquels Pietro e Gian Lorenzo Bernini.
En 1633 la villa a été presque complétée et elle ne subira plus de modifications jusqu’en 1766, lors que le prince Marcantonio IV s’engage dans des imposants travaux de transformation qui ont concerné les édifices principaux, en particulier le Casino Nobile (actuelle Galerie Borghèse) et le Casino des Jeux d’eau (actuelle Orangerie- Museo Carlo Bilotti), e de façon substantielle le parc. L’intervention la plus importante est représentée par la réalisation du Jardin du Lac, d’après l’œuvre des architectes Antonio et Maio Asprucci.
Les jardins ont été arrangés de façon très riche : les fontaines et les petites fabriques ont donné au parc des nouveaux et des suggestifs points de vue panoramiques.
Dans les premières année de 1800, Camillo Borghèse, fils de Marcantonio, a complété l’élargissement de la villa grâce aux nouvelles acquisitions de terrains vers Porta del Popolo et Porta Pinciana. L’architecte Luigi Canina a été chargé d’harmoniser les nouvelles propriétés.
L’accueil des princes Borghèse était bien connu par le peuple romain. Au cours de 1800, en effet, la villa était ouverte aux promenades festives et elle était le décor idéal pour des manifestations spectaculaires et des fêtes populaires, avec des chants et des danses.
En 1901 l’Etat Italien a acheté l’entier complexe monumental, donné ensuite en concession à la Mairie de Rome qui l’a ouvert au public, en 1903.
L’Orangerie de Villa Borghèse, aujourd’hui le siège du Museo Carlo Bilotti, a une histoire séculaire et de grand intérêt, à cause des nombreuses transformations qui, pendant les années, en ont modifié en substance soit la tenue soit les fonctions. Elle était déjà présente dans cette zone, avant la réalisation de la Villa Borghèse par le cardinal Scipion (1576-1633), comme résidence de prestige de la noble famille des Ceuli ; l’édifice a connu ses majeurs fastes dans le dernières décennies du 1700 avec Marcantonio IV Borghèse (1730-1800). A la lumière des nombreuses transformations subies par la villa, en effet il a fait agrandir et décorer à nouveau l’édifice, par un groupe nombreux d’artistes célèbres, qui l’ont rendu l’axe portant du nouvel arrangement de la zone, caractérisée par la présence du spectaculaire Jardin du Lac. Le nom aussi a été changé et le Casino a été nommé «des Jeux d’Eau » en soulignant sa fonction ludique, siège d’événements et de fêtes mondaines très célébrés dans les chroniques de l’époque.
Mais il s’agissait d’une période glorieuse destinée à une courte vie à cause des canonnades désastreuses subies pendant les batailles qui ont causé la chute de la République Romaine en 1849. Réduite en ruines et après reconstruite très librement, privée de toutes traces de sa riche décoration, elle a été arrangée comme Orangerie, c'est à dire comme un abri d'hiver pour les vases d’agrumes. En 1903, à l'époque du passage de propriété de Villa Borgèse à la Mairie de Rome, elle était le siège de bureaux et d’habitations; elle a abrité ensuite un institut religieux et successivement, à partir de 1982, les bureaux communales.
Les travaux réalisés pour transformer l’Orangerie en Musée ont permis de rendre lisible à nouveau ce qui restait de sa structure originaire, en récupérant certaines pièces occultées par le temps, et donnant l’occasion de reconstruire complètement, pour la première fois, l’histoire de l’édifice.









