Italien-Pasta.eu ................Italien-Pasta.com
Italien-Pasta.fr
Voyage en Italie - Régions - Provinces - Communes - Tourisme - Photos - Vacances en Italie
Webmaster: Adriano Grego ............
Dernière mise à jour le 7-jui-10 5:39

Powered by X-Recherche
Accueil ::

D'environ 5 km de périmètre, pourvue d'un palais impérial, de thermes, de bibliothèques, de théâtres, de vastes jardins peuplés d'oeuvres d'art, elle fut sans doute l'ensemble monumental le plus riche de l'Antiquité, né de l'imagination de l’empereur Hadrien qui visita tout l'Empire.

À son retour des provinces d'Orient en 126, il fit commencer les travaux; féru d'art et d'architecture, il voulut qu'y soient évoqués les ouvrages et les sites qu'il avait vus au cours de ses voyages.

En 134, sa villa était pratiquement terminée. Hadrien avait 58 ans. Malade, affecté par la disparition de son jeune favori Antinoüs, il mourut en 138. Sa dépouille fut déposée dans son gigantesque mausolée des bords du Tibre à Rome.
Probablement les empereurs qui lui succédèrent continuèrent-ils de venir à Tivoli.

Puis ce fut la ruine. De la Renaissance au XIXème siècle, la villa d'Hadrien fut explorée et pillée. Au total, plus de 300 oeuvres y furent découvertes et allèrent enrichir collections privées et musées.

LE POECILE -
C'est le nom d'un portique d’Athènes qu'Hadrien a voulu évoquer. Il en reste essentiellement le mur Nord. Remarquer son appareil réticulé (petits blocs de tuf disposés en losanges comme un réseau). Les rainures le long du mur étaient comblées par des briques disparues à l'époque où la villa fut pillée de ses matériaux au profit notamment de la villa d'Este à Tivoli.

Le Poecile avait la forme d’un grand rectangle aux petits côtés arrondis, bordé de portiques dont la disposition était calculée pour qu'il y ait toujours un côté à l'ombre.
La salle à abside appelée «salle des philosophes » fut peut-être une salle de lecture.

PRINCIPAUX EDIFICES:

NYMPHEE -
Esplanade bordée de hauts murs. Les grandes colonnes que l'on aperçoit appartenaient à un même ensemble formé de trois salles semi-circulaires, trois exèdres , s'ouvrant sur une cour.

THERMES -
On distingue les Grands Thermes des Petits Thermes.
Leur architecture illustre le raffinement que dut atteindre la villa, salles sur plan rectangulaire à parois concaves, sur plan octogonal aux murs alternativement concaves et convexes, sur plan circulaire où les niches alternent avec les portes.
Une des salles les plus impressionnantes est celle des Grands Thermes, pourvue d'une abside et partiellement couverte d'un superbe vestige de voûte.

LE PALAIS IMPERIAL -
Il s‘étendait de la Place d’Or aux bibliothèques.

LA PIAZZA D'ORO :
c'était une place rectangulaire entourée d'un double portique. Dénuée de toute utilité. Au fond de la place il reste des vestiges d'une salle octogonale : les huit côtés alternativement convexes et concaves étaient précédés d'un petit portique.

SALA DEI PILASTRI DORICI -
On appelle cette salle ainsi car elle était bordée d'un portique à pilastres aux chapiteaux et bases doriques supportant une architrave dorique.

A gauche : la caserne des pompiers.

Contigu à la salle des pilastres doriques, le grand pan de mur semi-circulaire a peut-être fait partie d'une salle à manger d'été ; restes des bassins ovales d'un nymphée.

Ces constructions donnaient sur une cour séparée de la cour des bibliothèques par un cryptoportique: un côté de celle-ci est occupé par dix salles disposées face à face et qui ont constitué une infirmerie : chacune des petites chambres est conçue pour recevoir trois lits ; le parterre est fait de fines mosaïques.

LES BIBLIOTHEQUES -
leurs vestiges se dressent sur le côté Nord-Ouest de la place: selon l’usage, il y avait là une bibliothèque grecque et une bibliothèque latine.

En direction de la terrasse de Tempé, on traverse un groupe de salles à pavements de mosaïques qui font partie d'une salle à manger (triclinium impérial).

TERRASSE DE TEMPE -
Ce frais bosquet domine la vallée à laquelle l’empereur donna le nom d'un site de Thessalie : Tempé.

En descente, on devine sur la gauche l’emplacement d'un théâtre.

LE THEATRE MARITIME

Cette construction circulaire formée d'un portique et d'un édifice central séparés par un canal fut sans doute un lieu idéal pour l'isolement que dut rechercher Hadrien. L'île était accessible par de petits ponts mobiles.

LE NYMPHEE

Cette esplanade bordée de hauts murs fut d'abord prise pour un stade ; désormais, elle est identifiée comme un nymphée, Les grandes colonnes que l'on aperçoit appartenaient à un même ensemble formé de trois salles semi-circulaires, trois exèdres , s'ouvrant sur une cour.

CANOPE

C'est en visitant l'Égypte qu'Hadrien eut l'idée de conserver le souvenir de la ville de Canope, célèbre pour son temple à Sérapis.
Canope était accessible depuis Alexandrie par un canal bordé de temples et de jardins.

Hadrien fit modifier le terrain de cette partie de sa propriété pour lui donner une
physionomie rappelant le site égyptien.

A l’extrémité Sud, il fit bâtir un édifice évoquant le temple à Sérapis : au culte de Sérapis, Hadrien joignit celui de son jeune ami Antinoüs noyé dans le Nil.

Le grand bassin d'eau (119 mètres de long sur 18 mètres de large) situé au centre de la petite vallée, avec son petit côté nord courbe souligné par une architecture mixtiligne, était encadré à l’est par une double colonnade qui soutenait une pergola.

Le complexe se termine par un nymphée monumental à exèdre, couvert d'une coupole en calotte décorée à l'origine d'une mosaïque en pâte de verre, avec une longue abside découverte à l'arrière-plan.
Il s'agit d'une grande coenatio, comme l'indique la présence d'un stibadion (banc semi-circulaire avec plan incliné en maçonnerie), ou lit pour banquets.

Les fouilles ont mis au jour l'Euripe et une importante série de statues, grâce auxquelles nous pouvons nous faire une idée de l'aménagement sculptural voulu par Hadrien pour cet endroit.

Il s'agit le plus souvent de copies d'originaux grecs de l'époque classique mais plus grandes que les originaux.
Les pièces les plus intéressantes sont les quatre jeunes filles cariatides - des statues qui servaient à soutenir l'entablement -, des répliques des Korai de l'Eréthée sur l'Acropole d'Athènes (fin du Ve siècle avant J.-C.), qui étaient alignées le long du bord oriental du plan d'eau; leur découverte a permis en particulier de reconstituer avec certitude la pose et les attributs des originaux grecs, qui sont aujourd'hui privés de leurs bras. Les korai étaient encadrées de deux silènes canéphores (porteurs de paniers), où le panier de fruits remplace le chapiteau, qui dérivent vraisemblablement de modèles hellénistiques alexandrins.

Les statues qui ornaient l'architecture mixtiligne de l'extrémité semi-circulaire de l'Euripe représentent un jeune guerrier imberbe coiffé d'un grand casque, connu comme Ares, Hermès, reconnaissable au caducée, attribut typique du dieu, dont les traces sont visibles sur le bras droit, et deux Amazones blessées, qui reproduisent des types créés par Polyclète et par Phidias pour le temple d'Artémis à Éphèse.

Les fouilles de l'Euripe ont permis de retrouver encore d'autres statues qui faisaient donc très probablement partie de la décoration sur le bord de la piscine, même si nous ne connaissons pas leur position originelle: il s'agit des personnifications du Nil et du Tibre, reconnaissables à la présence du sphinx et de la louve avec les jumeaux, et d'un crocodile en marbre cipolin, dont les veinures reproduisent de façon très réaliste la peau bigarrée, caractéristique de cet animal.
La présence d'un tuyau dans la gueule de l'animal prouve qu'il était utilisé comme fontaine; il est possible que le crocodile était placé sur une des deux bases en maçonnerie retrouvées à l'intérieur de l'Euripe, et en particulier sur la base située au nord.

Ce complexe exceptionnel d'édifices classiques, créé au IIe siècle par l'empereur romain Hadrien, reproduit les meilleurs éléments des cultures matérielles d'Égypte, de Grèce et de Rome sous la forme d'une « cité idéale ».

 

 

 

Originaire du Picentin, la famille de l'empereur Adrien passa ensuite en Espagne. En effet, ses ancêtres, nés à Adria, allèrent, du temps des Scipions, s'établir à Italica, comme il le rappelle lui-même dans l'histoire de sa vie. Son père Elius Adrien, surnommé l'Africain, était, par sa mère, cousin germain de l'empereur Trajan. Sa mère, Domitia Paulina, était de Gadès ; sa soeur Paulina fut mariée à Servien, et il eut pour femme Sabine. Son aïeul Marullinus fut le premier de cette famille qui devint sénateur du peuple romain.

Adrien naquit à Rome, le neuf des calendes de février, sous le septième consulat de Vespasien et le cinquième de Titus. Ayant perdu son père à l'âge de dix ans, il eut pour tuteurs son cousin germain Ulpius Trajan, qui avait été préteur et qui parvint ensuite à l'empire, et Célius Tatien, chevalier romain. II fut soigneusement instruit dans les lettres grecques, pour lesquelles il avait un goût si prononcé, que quelques personnes l'appelaient le petit Grec.A quinze ans il retourna dans sa patrie, et il entra de suite au service. Mais sa passion pour la chasse lui attira quelques reproches, et le fit même rappeler par Trajan, qui en prit soin comme de son fils, et qui le fit recevoir, peu de temps après, au nombre des décemvirs chargés de juger les procès. On le créa ensuite tribun de la seconde légion adjutrice ; et, vers la fin du règne de Domitien, il fut envoyé dans la base Mésie, où l'on prétend qu'un astrologue lui confirma, sur son futur avénement à l'empire, la prédiction de son grand oncle paternel Elius Adrien, très versé dans la science des observations célestes. Lorsque Nerva eut adopté Trajan, Adrien, qu'on envoya porter au vieil empereur les félicitations de l'armée, fut transféré dans la haute Germanie, d'où il partit presque aussitôt, pour annoncer, le premier, à Trajan la mort de Nerva.

Servien, son beau-frère, qui avait indisposé Trajan contre lui, en l'instruisant de ses dépenses et de ses dettes, chercha à le retenir longtemps en route, et imagina, pour retarder sa marche, de faire briser sa voiture. Adrien fit le reste du chemin à pied, et devança même le courrier qu'avait dépêché Servien. Il jouit quelque temps de la faveur de Trajan. Mais les instituteurs des mignons de ce prince, lesquels avaient sur lui beaucoup de pouvoir, parvinrent, à l'instigation de Gallus, à exciter sa jalousie contre ce nouveau favori.

C'est alors qu'Adrien, inquiet sur les sentiments de l'empereur à son égard, consulta les sorts Virgiliens ; il reçut cette réponse :

«Quel est ce vieillard qui paraît dans le lointain, avec la couronne d'olivier et les objets sacrés du culte ? Je le reconnais à sa chevelure et à sa barbe blanche ; c'est un roi, c'est le premier qui fondera sur des lois la naissante grandeur de Rome : de sa petite ville de Cures et de l'humble champ de ses pères, il sera appelé au gouvernement d'un puissant empire.»

D'autres prétendent que sa destinée lui fut révélée par les livres Sibyllins. Ce qui est certain, c'est qu'il conçut l'espoir de devenir empereur d'après une réponse qui lui fut donnée dans le temple de Jupiter Vainqueur, et dont le philosophe platonicien Apollonius de Syrie a fait mention dans ses livres.

Enfin les bons offices de Sura le firent rentrer en grâce auprès de Trajan, qui, à la sollicitation de son épouse Plotine (car Marius Maximus dit que ce prince y était faiblement disposé), consentit qu'il épousât sa nièce, fille de sa soeur.


Continuer
annuaire