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HISTORIQUE :
L'édification de la basilique Saint-Pierre est liée au martyre de Pierre, vers 64. L'empereur Néron, après avoir rendu les chrétiens responsables du gigantesque incendie qui détruisit la quasi-totalité de Rome, ordonna leur persécution. Parmi les victimes se trouve probablement l’apôtre Pierre qui n'était pas citoyen romain, aussi lui réserva-t-on le supplice de la crucifixion dans le cirque de l'empereur situé au Vatican ; la tradition rapporte que Pierre demanda à être crucifié la tête en bas.

LA BASILIQUE DE CONSTANTIN –
Constantin, premier empereur converti au christianisme, fit ériger en 324 un sanctuaire là où aurait été déposé le corps de Pierre.
C'était une basilique à cinq nefs qui était précédée d'un atrium au centre duquel s'élevait une fontaine décorée de la belle pomme de pin (« la Pigna » que l'on peut voir aujourd'hui dans une cour des palais du Vatican). La façade resplendissait de mosaïques.
Pendant plus d'un siècle, la basilique fut pillée par les Barbares; depuis Alaric qui pénétra dans Rome en 410 jusqu'à Totila en 546 puis, en 846, ce furent les Sarrasins. Mais son prestige demeura intact : les couronnements impériaux les plus solennels s'y sont déroulés : en l'an 800, le jour de Noël, Léon III couronna Charlemagne empereur d'Occident.
Malgré de multiples restaurations, à la fin du Moyen Age, la basilique menaçait ruine.
En 1452, Nicolas V projeta la réfection de la basilique, mais en 1455, le pape mourut et le projet fut abandonné. Ses successeurs se contentèrent de consolider la basilique,

En 1503 : Jules II devint pape - Un PROJET ELABORE PAR BRAMANTE fut retenu ; un plan en croix grecque, avec absides saillantes et petites coupoles ; au centre de la croix, une coupole du type de celle du Panthéon. La première pierre fut posée le 18 avril 1506. Parfois, Michel-Ange venait regarder les travaux ; Jules II lui avait confié la construction de son tombeau qui devait prendre place au centre de la nouvelle basilique, Michel-Ange admirait le plan de Bramante, mais ne se privait pas de critiquer sa gestion. En 1513, Jules II mourut, puis Bramante en 1514 ; pendant les trente années qui suivirent, le plan de l'édifice fut remis en question.

DE MICHEL ANGE AU BERNIN - En 1547, le pape Paul III nomma Michel-Ange, âgé de 72 ans, architecte en chef de tous les travaux au Vatican et le chargea de remédier aux hésitations, « S'éloigner du projet de Bramante, c'est s'éloigner de la vérité », déclara le maître, il revint donc à une croix grecque, simplifiée de façon à insister sur le plan circulaire : le cercle, symbole de l'infini, glorifiera la Résurrection, la coupole ne fut plus conçue aplatie comme celle du Panthéon mais s'élevant haut dans le ciel. Michel-Ange travailla en refusant tout argent pour son labeur, désirant rendre gloire à Dieu et honneur à saint Pierre, il mourut en 1564. L'abside et les deux bras transversaux étaient achevés. La coupole s'élevait jusqu'au sommet du tambour.
Giacomo Della Porta et Domenico Fontana l'achevèrent en 1593.
En 1606, Paul V (1605-1621) opta définitivement pour le plan en croix latine : plus apte aux grandes cérémonies et aux prédications, ce plan couvrait entièrement l'espace occupé par la basilique primitive ; donc l'ensemble serait précédé d'une façade dont il confia la construction à Carlo Maderno. Ce qui restait de l'édifice ancien fut détruit à cette époque. Urbain VIII consacra la nouvelle basilique en 1626.
La dernière phase de l'histoire artistique de Saint-Pierre fut réalisée par le Bernin, arrivé à la tête des travaux après la mort de Maderno en 1629. De l’édifice de la Renaissance, il fit un monument baroque.
Au total, des travaux de Bramante à ceux du Bernin, plus de 120 années se sont écoulées, 20 papes ont régné, 10 architectes ont travaillé à cette réalisation (dont les plus marquants furent : Bramante, Raphaël, Sangallo, Michel-ange, Maderno) 

Musée PIO-CLEMENTINO
Antiquités grecques et romaines

Parmi l'ensemble des musées du Vatican, celui-ci est probablement le plus riche.

VESTIBULE CARRE :
Il abrite le sarcophage de Scipion Barbatus taillé dans du tuf gris au IIIe s. avant J.-C., il révèle la sobriété du premier art romain.

CABINET DE L'APOXYOMENE :
C'est le nom donné à une statue d'athlète nettoyant sa peau avec une étrille au retour du gymnase. Un artiste romain sculpta cette oeuvre d'après un original du Grec Lysippe (IVe s. avant J.-C.).

ESCALIER DE BRAMANTE :
Cet escalier en spirale réservé aux cavaliers, fut construit au début du XVIe s. par Bramante lors de la transformation du palais commandés par Jules II.

COUR DU BELVEDERE :

GROUPE DE LAOCOON - Un matin de janvier 1506, l'architecte Giuliano da Sangallo courut chez Michel-Ange pour l'inviter à venir voir une sculpture extraordinaire que des paysans s’apprêtaient à sortir de terre près de la Maison dorée de Néron. Ce jour-là fut découverte l'oeuvre d'un groupe d'artistes de Rhodes, du 1er siècle avant J.-C., qui représente la mort de Laocoon, le prêtre d'Apollon; s'étant attiré la colère du dieu, il mourut étouffé par des serpents avec ses deux fils. L'art hellénistique atteint ici une intensité extrême, il est si emphatique qu'on l'a surnommé « baroque grec ».

APOLLON - Jules II en 1503 le plaça dans la cour du Belvédère. Sans doute le dieu tenait-il un arc dans sa main gauche et dans la droite une flèche.
Le sculpteur romain auteur de cette statue (IIe s.), inspirée probablement d'un original grec en bronze du IVe s. avant J.-C., oeuvre de Léocares sut bien rendre la sérénité des dieux grecs.

Parmi les oeuvres de CANOVA (1757-1822) remarquer le Persée, vainqueur de la Méduse.

HERMES, oeuvre romaine du IIe siècle, dérivée d'un original grec en bronze.

SALLE DES ANIMAUX :
Nombreuses oeuvres figurant des animaux. La statue de Méléagre est une oeuvre romaine du IIe s. d'après une sculpture en bronze du Grec Scopas (IVe s. avant J.-C.).

GALERIE DES STATUES :

ARIANE ENDORMIE - Copie romaine d'un original grec de la période hellénistique (IIe s. avant J.-C.), dont on reconnaît le goût pour les poses recherchées et le drapé élaboré.
À son réveil, Ariane trouvera Dionysos qui l'épousera et l'emmènera sur l'Olympe.

APOLLON SAUROCTONE -
Statue d'Apollon sur le point de tuer un lézard, copie d'un original grec en bronze de Praxitèle de 350 avant J.-C, environ.

SALLE DES BUSTES :
Les bustes de deux époux, Caton et Portia provenant d'une tombe (1er s. avant J,-C.).

CABINET DES MASQUES -

La VENUS DE CNIDE est une copie romaine de la Vénus sculptée par Praxitèle pour le sanctuaire de Cnide en Asie Mineure (IVe s, avant J.-C.).
La sculpture grecque fut très célèbre tant pour ses qualités artistiques que pour le fait qu'une déesse était représentée nue pour la première fois.

SALLE DES MUSES :

Le TORSE DU BELVEDERE - signé par l'Athénien Apollonius, ce torse très expressif suscita l'admiration de Michel¬Ange. Traditionnellement considéré comme représentant Hercule, il fut récemment reconnu comme représentation d'Ajax.

SALLE RONDE :

Elle est une belle réussite de Simonetti (1780) qui s'inspira de l'architecture du Panthéon.
La vasque de porphyre , d'un seul bloc, provient peut-être de la Maison dorée de Néron.

La STATUE D'HERCULE est en bronze doré (fin IIe s.).

La statue d'ANTINOÜS le représente avec les attributs de Dionysos et du dieu égyptien Osiris (sur sa tête: l'Uraeus, serpent qui ornait la coiffure des pharaons).
Ce jeune homme favori d'Hadrien, après sa mort tragique dans le Nil, avait été divinisé par l'empereur.

Sculptures des musées du Vatican

LES CHAMBRES "STANZE"

Existant déjà au temps de Nicolas V (1447-1455), elles étaient alors décorées de fresques (Piero della Francesca).
Jules II en fit ses appartements. En 1508, il confia au jeune Raphaël la décoration de ses appartements.

Salle de L'INCENDIE DU BORGO –
Dernière pièce décorée par Raphaël qui réalisa les dessins, laissant à son atelier l'exécution des travaux.
À la voûte, les fresques du PERUGIN – qui fut le maître du jeune Raphaël - ont été conservées.
Pour glorifier le règne de Léon X qui a succédé à Jules II, on peignit des scènes de sa vie et de celle des papes qui portèrent le même nom que lui : Léon III et Léon V.

La scène du COURONNEMENT DE CHARLEMAGNE montre l'empereur (sous les traits de François 1er) couronné par Léon III (avec les traits de Léon X) qui signa avec François 1er le concordat de Bologne en 1516.

L'INCENDIE DU BORGO –
En 847, le pape Léon IV aurait maîtrisé par un signe de croix l'incendie qui ravageait le quartier du Borgo.
Le groupe du jeune homme portant un vieillard rappelle le récit de Virgile (Énée fuyant Troie en portant son vieux père Anchise, le petit Ascagne à ses côtés et suivi de son épouse).

La BATAILLE D ’OSTIE -
La scène évoque la victoire remportée par Léon IV à Ostie en 849 sur les Sarrasins. Sous la figure de Léon IV on reconnaît Léon X.

La JUSTIFICATION DE LEON III - D'après une chronique médiévale, Léon III calomnié décida de se justifier dans l'église St Pierre. Alors, une voix retentit « C'est à Dieu, non aux hommes, de juger des évêques ». Le visage de Léon III est celui de Léon X.

SALLE DE LA SIGNATURE -
C'était la bibliothèque et le cabinet de travail du pape. Ce fut la première chambre peinte par Raphaël.
Le thème décoratif
illustre les trois grands principes de l'esprit humain : le VRAI, le BIEN, le BEAU.
La signification des peintures de la voûte (médaillons) et des parois est étroitement liée : au-dessus de la fresque du Triomphe de la Religion (Dispute du saint sacrement) figure l'allégorie de la Théologie et, au-dessus de L'École d'Athènes celle de la Philosophie: elles représentent les deux aspects de la Vérité, l'un surnaturel, l'autre rationnel.
L'allégorie de la Justice surmonte la fresque illustrant le droit canon, le droit civil et les Vertus cardinales. Ce cycle représente le Bien.
Au Parnasse correspond l'allégorie de la Poésie, représentation du Beau.
Aux angles, de petits tableaux soulignent la signification des allégories. Adam et Ève, l'allégorie du premier moteur du monde (une femme imprime le mouvement à l'univers), le Jugement de Salomon, Apollon et Marsyas.

La DISPUTE DU SAINT SACREMENT - illustre en réalité le triomphe de la Religion: au sommet, entourant la Trinité, l'Église glorieuse avec Marie, Jean-Baptiste, les patriarches, les prophètes, les apôtres, des martyrs et des anges.
Sur la terre, autour de l'autel, les docteurs de l'Église, les papes et les croyants parmi lesquels on reconnaît Dante, Savonarole, Sixte IV, Fra Angelico, Grégoire le Grand sous les traits de Jules II.

L'ÉCOLE D’ATHENES -
Sous les voûtes d'un édifice antique dessiné par Bramante: l'assemblée des représentants de la connaissance humaine.
Au centre, les philosophes Platon et Aristote, illustrent les deux principaux courants de la pensée classique, l'idéalisme et le matérialisme. Platon indique du doigt le monde des idées;
Aristote, la main tournée vers le sol, signifie que l'idée n'a d'existence que dans la chose matérielle. Raphaël a donné à Platon les traits de Léonard de Vinci.
Socrate, à gauche, en tunique, s'entretient avec son élève Alcibiade. Diogène le Cynique est à demi étendu sur l'escalier. Épicure, couronné de feuilles de vigne, disserte sur le plaisir, Euclide trace des figures de géométrie sur une ardoise; il apparaît sous les traits de Bramante. Dans l'angle droit de la fresque, Raphaël s'est représenté lui-même, coiffé d'un béret noir, à côté d'un autre peintre, Sodoma, à la tunique et au béret blancs.
Au premier plan, on distingue Héraclite, la tête appuyée contre sa main gauche. Il est représenté sous les traits de Michel-Ange qui, à cette époque, décorait la chapelle Sixtine.

Les VERTUS CARDINALES ET THEOLOGALES -
Au-dessus de la fenêtre: la FORCE (branche de chêne, emblème de la famille della Rovere d'où était issu Jules II), la PRUDENCE et la TEMPERANCE, la FOI, l'ESPERANCE, la CHARITE (représentées par des amours). À droite : Grégoire IX (1234) reçoit l'ensemble des règles qui constituent le droit ecclésiastique (Décrétales) : à gauche, l'empereur Justinien approuve les « Pandectes », recueil de jurisprudence romaine. Aux côtés de Grégoire IX, représenté sous les traits de Jules II, figurent les cardinaux Jean de Médicis (le futur Léon X) et Alexandre Farnèse (le futur Paul III).

Le PARNASSE -
Autour d'Apollon et des Muses sont représentés les poètes depuis Homère et Virgile.

Salle d’HELIODORE (1512-1514) - C'était l'antichambre privée de l'appartement, Elle fut décorée par Raphaël aussitôt après la salle de la Signature.
HELIODORE CHASSE DU TEMPLE - Le sujet biblique, (Héliodore, venu dérober le trésor du temple de Jérusalem, est chassé par les anges), fut choisi par Jules II qui est représenté sur la chaire.

Le MIRACLE DE BOLSENA -
Ce sujet commémore le miracle qui donna naissance à la Fête-Dieu. En 1263, un prêtre célébrait la messe à Bolsena. Il doutait de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Alors, au moment de la consécration, l'hostie saigna.

La DELIVRANCE DE SAINT-PIERRE - Les Actes des apôtres racontent comment Pierre, prisonnier à Jérusalem, vit en songe un ange qui le délivrait. Quand il se réveilla il se retrouva libre.

SAINT LEON ARRETE ATTILA -
Léon 1er se porta au-devant des Huns et arrêta Attila. La fresque était en cours de réalisation lorsque, en 1513, Jules II mourut. Raphaël, alors, peignit le portrait de Léon X alors qu'il figurait déjà sur le tableau, sous l'apparence du cardinal Jean de Médicis (à gauche).

Les Stanze de Raphaël

LE JUGEMENT DERNIER DE MICHEL-ANGE

Présentée à nouveau en 1993, après un an de restauration, cette peinture murale de vingt mètres de haut sur dix de large, chef-d'oeuvre de Michel-Ange commandé par le pape Paul III, nécessita la destruction de fresques antérieures, masquées par un enduit pour éviter le dépôt de poussière, et la condamnation de deux fenêtres au-dessus de l'autel.

Selon la tradition, ce thème - les âmes des morts s'élevant jusqu'à Dieu pour affronter son jugement - figure à l'entrée des églises et non à l'autel, mais Paul III voulait rappeler aux catholiques les dangers qu'ils couraient à renoncer à leur foi pour se tourner vers la religion réformée.

Au centre, le Christ manifeste peu de compassion pour les saints qui l'entourent en portant l'instrument de leur martyre tel saint Barthélemy, mort écorché vif et dont la peau qu'il tient porte le visage de Michel-Ange.

Si le ciel s'ouvre aux Élus arrachés à leur tombe, les Damnés, malgré leurs suppliques, n'ont pas de pitié à espérer Précipités dans la barque de Charon, ils devront affronter Minos, juge des Enfers Ces deux figures mythologiques sont inspirées de La Divine Comédie de Dante Michel-Ange donna à Minos, doté d'oreilles d'âne, les traits de Biagio da Cesena, maître de cérémonie de la cour pontificale qu'il détestait. Celui-ci lors de sa première visite s'offusqua de la nudité des personnages de la fresque.

LES PAROIS LATERALES:

Pour la décoration de la chapelle, Sixte IV fit appel en 1475 aux plus grands peintres de son temps le Pérugin, qui fut le maître de Raphaël et que l'on considère comme ayant supervisé l'exécution du projet, Sandro Botticelli, Ghirlandaio, Cosimo Rosselli et Luca Signorelli, qui travaillèrent aux fresques de 1481 à 1483.
Souvent délaissées par les visiteurs au profit de l'oeuvre de Michel-Ange, les fresques des parois latérales comptent pourtant quelques-uns des exemples majeurs de l'art italien du XVème siècle.
Elles illustrent en deux cycles distincts les vies de Moïse et du Christ. Au-dessus, entre les fenêtres, des portraits des premiers papes peints par divers artistes, dont Botticelli.

LA VOÛTE :

Avec ses 800 mètres carrés de peintures "à fresque", c'est le chef-d'oeuvre de Michel-Ange. L’oeuvre fut commencée en mai 1508. Elle fut interrompue de septembre 1510 à août 1511.La Chapelle fut inaugurée par Jules II en novembre 1512.

Le programme iconographique reprend les thèmes des parois latérales, illustrant l’attente de la venue du Christ, les prophéties qui annoncèrent cet événement et la Genèse de la Création du monde.

La lecture des peintures peut être articulée en 3 parties :

PREMIERE PARTIE:

Dans les espaces triangulaires et les lunettes au-dessus des fenêtres ont été placés les ancêtres du Christ selon l'énumération de l'Évangile de Matthieu.
Resserrés dans des espaces étroits et peu profonds, des hommes et des femmes qui représentent l'humanité et la succession des générations attendent, avec des positions et des attitudes diverses, le grand événement de la Révélation : ils sont fatigués, accablés, ils souffrent souvent de ne rien faire, exaspérés de voir que le temps qui les sépare de la naissance du Christ passe si lentement.
Certaines de ces peintures témoignent d'une habilité technique extraordinaire, comme la figure de Mathan (sur la paroi de l'ancienne entrée) ou celle de Josaphat (au centre du mur avec les histoires du Christ), peints à fresque rapidement avec de rapides coups de pinceau et des couleurs très fluides.
Dans les quatre calottes angulaires sont représentés des épisodes qui font référence au salut du peuple d'Israël.
Les calottes sont surmontées par des « Ignudi » en bronze dans des positions symétriques, et par des bucranes (têtes de boeufs sans chair), motif ornemental classique qui fait allusion aux sacrifices.

DEUXIEME PARTIE:

Dans la bande extérieure, assis sur de puissants trônes délimités par des putti nus monochromes sur plinthes, se trouvent les splendides figures des sept Prophètes bibliques et des cinq Sibylles païennes: ils ont en commun d'avoir annoncé la venue du Christ.
Les différents personnages sont accompagnés, au second plan, par des anges ou des putti qui soulignent leur fonction. Chacun est représenté en train de lire un livre ou de dérouler un parchemin, dans un effort spirituel et physique extraordinaire.
Parmi les plus belles figures il faut noter la Sibylle de Delphes, et les prophètes Ézéchiel et Jonas: ce dernier est représenté près du pois¬son à l'intérieur duquel il resta trois jours, comme le Christ resta trois jours dans le tombeau avant la résurrection.

TROISIEME PARTIE:

Dans les rectangles du centre sont représentées neuf scènes tirées du livre de la Genèse, avec trois épisodes concernant la création du Monde, trois l'histoire d'Adam et trois celle de Noé.
Michel-Ange commença à peindre la voûte par ces épisodes, réservant, peut-être volontairement, les scènes dans lesquelles apparaît le Créateur, pour un deuxième temps.

Les scènes de la Genèse sont entourées d'"lgnudi", extraordinaires figures masculines, avec des corps puissants, qui sont peut-être des allusions à la beauté de l'homme, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu: assis sur des cubes de marbre, dans des positions "en mouvement", ils soutiennent des festons ou tendent des bandes de tissu auxquelles sont reliés de grands médaillons de bronze avec des scènes égale¬ment tirées de l'Ancien Testament.
Ils ont une fonction particulièrement importante dans la composition car ils interrompent la continuité des membrures et relient les différents cadres de la Genèse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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