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Dernière mise à jour le 7-jui-10 6:02

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Parc archéologique et théâtre grec

 

Réalisé entre 1952 et 1955, le Parc archéologique de la Neapolis réunit les principaux monuments grecs et romains de Syracuse. Son ample superficie - environ 240.000 mètres carrés - est subdivisée en deux sections par le viale Paradiso: dans la partie sud, la plus petite, se dressent l'amphithéâtre romain et l'autel de Hiéron II; dans l'autre, on peut admirer le théâtre grec, le sanctuaire d'Apollon Teminite, les latomies du Paradis, de S. Venera et de l'Intagliatella et la nécropole des Grotticelli. En créant ce parc, la ville de Syracuse a atteint deux objectifs de taille: réunir dans une même enceinte un grand nombre de monuments autrefois situés à l'intérieur de plusieurs propriétés privées et donc difficilement accessibles, et revaloriser un patrimoine d'une inestimable valeur qui, regroupé sur un seul site, aussi vaste soit-il, peut être présenté et illustré avec une plus grande cohérence historIque et artistique. L'ouverture du parc a également permis d'approfondir encore plus les recherches autour des monuments (et notamment du théâtre, de l'autel de Hiéron II, du sanctuaire d'Apollon Temenite et de l'amphithéâtre), mais aussi de réaménager et d'organiser la superficie du parc de façon à l'isoler de la ville moderne qui l'entoure d'un côté, et à permettre aux visiteurs de suivre un itinéraire bien précis, à la découverte de ces splendides monuments.

Syracuse, berceau de la comédie antique écrite par le poète Epicarmo et ville très animée sur le plan culturel, fut dotée, au llle siècle avant J.-C, d'un théâtre que l'on peut encore considérer comme le joyau de l'architecture théâtrale antique. Cet édifice grandiose, dont parle déjà le mimographe Sophron au Ve siècle avant J.-C, en mentionnant même son concepteur, l'architecte Demoskopos, accueillit sûrement, en 476 avant J.-C, la première représentation des Etnee d'Eschyle dont, selon la tradition, il vit aussi la première de la tragédie Les Perses. De nombreux autres témoignages (dont ceux de Diodore et Plutarque) coïncident sur le rôle fondamental qu'a joué le théâtre dans l'histoire de la ville, sur le plan culturel surtout mais aussi sur le plan politique (c'est au théâtre que se déroulaient les assemblées auxquelles tous les habitants participaient) et religieux (au niveau de la terrasse qui coiffe le sommet du théâtre s'élevait un Mouseion, autrement dit un sanctuaire dédié aux Muses).

Le théâtre, qui se dressait sur un site panoramique d'où l'on pouvait admirer le vaste tronçon de côte situé entre l'île Ortygie et le Plemmiro, fut réalisé en exploitant ingénieusement la déclivité naturelle du terrain pour ce qui concerne la cavea, presque entièrement creusée dans la roche et jamais tapissée d'un autre matériau à certains points. Après une longue période d'abandon, au XVIe siècle, l'édifice fut pillé par les espagnols qui y volèrent le matériel nécessaire pour fortifier l'île Ortygie; il s'agissait surtout des blocs avec lesquels on avait réalisé toutes les parties du théâtre n'ayant pas été creusées à même la roche, dont seules les dernières ont survécu jusqu'à notre époque (parce qu'elles n'avaient pas pu être enlevées). C'est aussi au XVIe siècle que fut remis en état de marche l'aqueduc qui traversait la cavea du théâtre, où furent ouverts de nombreux moulins qui contribuèrent à endommager la structure. Des recherches et des fouilles, qui se poursuivent encore de nos jours, Indestructible, le théâtre grec nous a légué ce qui était probablement son aspect d'origine avant les différents remaniements et agrandissements perpétrés à l'époque romaine. La monumentale cavea - plus de 138 mètres de diamètre et 67 ordres de gradins -était subdivisée en deux parties (ima cavea et summa cavea) par un long promenoir qui s'étendait dans le sens horizontal à mi-hauteur, et en neuf secteurs cunéiformes délimités par huit escaliers qui grimpaient vers le sommet du théâtre, donnant accès aux différents secteurs. Un second couloir horizontal, plus petit, subdivisait en deux autres secteurs la partie inférieure de la cavea, délimitant l'aire plus basse réservée aux personnalités, au centre de laquelle trônait la tribune d'honneur où prenait place autorité citadine suprême. Dans la partie supérieure de la cavea summa cavea), une grande partie des gradins, réalisés avec des blocs de pierre, n'ont pas résisté aux pillages perpétrés par les espagnols. Au niveau du dernier ordre de gradins, on avait fait :es trous dans lesquels on enfilait de longs poteaux destinés à supporter les rideaux de couverture. Aux pieds de la cavea s'ouvrait l'orchestre où, autrefois, prenait place le chœur et, derrière lui, la grande scène (une des parties les plus endommagées à l'époque romaine) flanquée de deux colonnes en pierre. La partie supérieure du théâtre est couronnée d'une terrasse carrée :reusée dans la roche à l'époque de la construction de l'édifice grec. C'est ici que se trouve le Mouseion (voir plus loin), autrement dit le sanctuaire des Muses où siégeait la corporation des acteurs. Sur la paroi rocheuse de cette terrasse, on remarquera 2s petites niches qui devaient contenir des ex voto en l'honneur des Héros. Les vestiges d'une colonne quadrangulaire et de certaines fondations permettent de penser que s'élevait ici un vaste portique formé de deux bras disposés en angle droit.furent réalisées sur le site dès la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle on décida notamment de libérer la cavea de la présence des moulins. Ces recherches ne prirent toutefois une tournure scientifique que plus tard, lors de l'intervention de Paolo Orsi au début du XXe siècle. En grande partie creusé dans la roche et donc en quelque sorte,

indestructible, le théâtre grec nous a légué ce qui était probablement son aspect d'origine avant les différents remaniements e1 agrandissements perpétrés à l'époque romaine. La monumentale cavea - plus de 138 mètres de diamètre et 67 ordres de gradins ■ était subdivisée en deux parties (ima cavea et summa cavea) pat un long promenoir qui s'étendait dans le sens horizontal à mi-hauteur, et en neuf secteurs cunéiformes délimités par huit escaliers qui grimpaient vers le sommet du théâtre, donnant accès aux différents secteurs. Un second couloir horizontal, plus petit subdivisait en deux autres secteurs la partie inférieure de l< cavea, délimitant l'aire plus basse réservée aux personnalités, ai centre de laquelle trônait la tribune d'honneur où prenait place

autorité citadine suprême. Dans la partie supérieure de la cave;

summa cavea), une grande partie des gradins, réalisés avec de; blocs de pierre, n'ont pas résisté aux pillages perpétrés par le; espagnols. Au niveau du dernier ordre de gradins, on avait far aes trous dans lesquels on enfilait de longs poteaux destinés i supporter les rideaux de couverture. Aux pieds de la cave? s'ouvrait l'orchestre où, autrefois, prenait place le choeur et, der rière lui, la grande scène (une des parties les plus endommagée: à l'époque romaine) flanquée de deux colonnes en pierre. La par tie supérieure du théâtre est couronnée d'une terrasse carrée creusée dans la roche à l'époque de la construction de l'édifice grec. C'est ici que se trouve le Mouseion (voir plus loin), autre ment dit le sanctuaire des Muses où siégeait la corporation de: acteurs. Sur la paroi rocheuse de cette terrasse, on remarquer; de petites niches qui devaient contenir des ex voto en l'honneu des Héros. Les vestiges d'une colonne quadrangulaire et de cer taines fondations permettent de penser que s'élevait ici un vasfa oortique formé de deux bras disposés en angle droit.

Via dei Sepolcri: Sur la terrasse creusée à même le roc située dans la partie supérieure du théâtre, on aperçoit les deux parcours permettant d'accéder à l'édifice: un escalier d'un côté et la via dei Sepolcri de l'autre. Sur 150 mètres environ, cette rue est flanquée de parois rocheuses verticales sur lesquelles se succèdent des cavités votives et des hypogées de l'époque byzantine. Les cavités, typiques de l'époque hellénique et comparables aux édicules d'une époque plus récente, arborent une forme rectangulaire et étaient probablement décorées dans le fond de peintures ou d'inscriptions de nature votive relatives au culte des morts.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grotte de Ninfeo

Cette grotte artificielle s'ouvre au centre de la terrasse calcaire creusée dans la roche au sommet du théâtre grec. Plutôt grande (plus de 9 mètres de large et 6 mètres de profondeur) et autrefois agrémentée sur le devant de frises dont il ne reste que quelques traces, elle a été baptisée grotte de Ninfeo en raison de la présence d'une grande vasque coiffée d'un plafond à voûte dans laquelle se jette une petite cascade d'eau provenant d'une ramification de l'ancien aqueduc grec. Il s'agit probablement du Mouseion, hypothèse confortée notamment par la découverte de statues du Ile siècle avant J.-C. figurant des muses, actuellement conservées au Musée Archéologique Régional.

L'oreille de Denis

Avec la grotte des Cordiers, c'est un des sites les plus intéressants et les plus souvent visités des latomies du Paradis. Contrairement 3 ce que l'on pourrait croire, les latomies ne sont pas des grottes naturelles, mais des carrières de pierre dans lesquelles, au fil des Eecles, on a extrait des tonnes et des tonnes de matériau utilisé en particulier dans la construction, publique et privée. La grande grotte artificielle dite Oreille de Denys se développe sur une superficie de 65 mètres de long et 5 à 10 mètres de large, et se rétrécit en hauteur (25 mètres) au fur et à mesure qu'on se rapproche du sommet, marqué par un arc en ogive. C'est en raison de la forme de l'entrée, semblable à celle du conduit auditif de l'oreille humaine, que Caravage, qui séjourna à Syracuse au début du XVIle siècle, la surnomma Oreille de Denys. En réalité, toujours à cause de sa similitude avec le conduit auditif, on racontait que cette grotte avait été utilisée par le tyran syracusain pour y emprisonner ses ennemis, dont on pouvait entendre les gémissements près de la petite ouverture située au sommet. Quoi qu'il en soit, cette grotte doit sa forme si particulière aux excavations effectuées dans l'antiquité, en procédant de haut en bas, où la roche, de meilleure qualité, a été enlevée plus copieu-:r'"ent, donnant ainsi naissance à la vaste salle.

Grotte de Cordiers

Restons à l'intérieur des latomies du Paradis pour visiter à présent la spectaculaire grotte dite des Cordiers, car ces artisans y exercèrent leur métier pendant des siècles. Beaucoup plus grande que la précédente, cette grotte artificielle est couverte par une voûte d'une hauteur variable soutenue par des colonnes en pierre qui s'affinent dans le bas. Contrairement à celles de l'Oreille de Denys, les parois de cette grotte ne sont pas uniformes, mais irrégulières, presque tourmentées par les incisions des excavations. Des surfaces coupées net et des parois profondément entamées se suivent et se superposent comme les coulisses d'un théâtre, créant des effets très suggestifs accentués, surtout quand le sol de la grotte est couvert d'eau, par les différentes chromies de la roche et les jeux d'ombre et de lumière. Ici plus qu'ailleurs, on peut faire connaissance avec la technique de creusement qui, pendant des siècles, servit à se procurer le matériel nécessaire pour construire les édifices de Syracuse. Des blocs de pierre étaient détachés de la paroi moyennant un long et patient travail à la boucharde ou à la pioche, en fonction de la dimension desdits blocs. Après avoir choisi la roche de la qualité souhaitée, on entaillait les rainures qui reproduisaient avec précision les dimensions et la forme du bloc dont on avait besoin.

 

 

 

annuaire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Continua....Lautel de Hiéron 2

Amphiteéâtre romain

La tombe d'Archimède

Vacances Sud Italie

La Province de Syracuse (Pruvincia di Sarausa en dialecte sicilien) est une province de la Sicile qui compte 398.948 habitants. Elle est un centre commercial fondamental grâce à son port de Augusta, mais aussi en raison d’un pôle d’attraction tourustique et archéologique. Syracuse est la partie ionienne de la région physico-géographique des Iblei, avec un territoire qui contient des étandues laviques, des terrasses calcaires et tophacées. L’étude géologique de toute la province montre des signes d’antiques phénomènes volcaniques qui ont donné lieu à des soulèvements superficiels à caractère essentiellement collinaire et qui constituent en grande partie le territoire intérieur, alors que le long de la côte s’étendent les rares plaines.

La côte est baignée par la Mer Ionienne à l’Est et par le Canal de Sicile au Sud, au-delà de la pointe extrême du Cap Passero. Son aspect est plutôt écorché et présente divers golfes (Golfe de Augusta, Port Grande di Siracusa, Golfe de Noto), l’île de Ortigia, Augusta, de Capo Passero et péninsules (peninsules de Magnisi, Maddalena, Capo Passero) ; la conformation morphologique explique également la variété des aspects, la coexistence de plages et roches.

Lel Cap Passero est l’extrême pointe sud-orientale de la Sicile continentale mais aussi le nom de l’île qui se situe à quelques mètres de distance. Elle se trouve dans le territoire de la Commune de Portopalo, dans la province de Syracuse. Le Cap est dominé par un phare. Le lieu est connu en raison de la bataille navale qui s’y est déroulée en 1718, au cours de laquelle la flotte espagnole fut déconfite par la flotte anglaise commandée par l’Amiral Sir George Byrn, permettant ainsi à l’Angleterre de faire partie de la Quadruple Alliance (Autriche, Grande Bretagne, France et Pays-Bas).

Ortigia est le nom de l’île qui constitue la partie la plus ancienne de la ville de Syracuse, son étendue ne dépasse pas 1 km2 et a toujours été le cœur de la ville, en témoignent le fait que depuis l’ère de bronze elle fut habitée et les vestiges retrouvés datés du XIV siècle avant J.C. appartenant à la culture de Thapsos. L’arrivée successive des Grecs ne fut certainement pas violente puisque, comme le relate Thucydide, l’île semble avoir été abandonnée par ses habitants qui se sont retirés au sein des terres.

L’économie s’est développée dans différents secteurs, même si leur croissance n’est pas toujours à la hauteur des marchés nationaux et internationaux, que sont : l’agriculture, la culture des agrumes, des oliviers, des amandiers et caroubiers, la production horticole (tomates cerises de Pachino avant tout, mais aussi les fraises de Cassibile et la pomme de terre nouvelle de Syracuse), le tourisme, ressource en constante croissance dans toute la province, emportée surtout par l’attrait de son chef lieu, et la pêche bien développée dans les territoires de Portopalo, Marzamemi et Noto, en-dehors de la présence de aquaculture (moules) essentiellement à Syracuse et à Augusta.