


Importante destination touristique thermo-balnéaire de la côte agrigentine, la ville s'étend sur les pentes des collines qui descendent brusquement dans la mer. Ses origines helléniques remontent à la colonisation de Sélinonte. Les propriétés thérapeutiques de ses sources thermales étaient déjà connues à l'époque romaine quand elles furent appelées Thermae Selinunti-nae et ensuite dénommées Aquae Labodes. A l'époque médiévale, Sciacca fut d'abord arabe puis renforcée dans ses structures par les Normands. Les murs aragonais, dont il existe encore quelques ruines, datent du XVIe siècle.
Le Steripinto est un édifice du XVe siècle de style his-pano-plateresque qui met en évidence un bossage en pointes de diamant original avec crénelures et fenêtres jumelées. Dans les environs, près de la Porta San Salvatore (XVIe siècle), se trouve Véglise du Car-mine, édifice d'aspect baroque avec fronton gothique en façade.
Du côté opposé de la route, se dresse Y église Marghe-rita, du XlVe siècle restaurée au cours du XVIe siècle. Le portail de la façade est d'aspect gothique, celui sur le côté, qui s'inspire aussi bien du style gothique que du Risorgimento (XVe siècle), est orné de reliefs de P. Bonitate et F. Laurana. Les décors en stuc qui enrichissent l'intérieur datent du XVIIe siècle (O. Ferraro). Dans la même rue se trouve la gracieuse Maison Aro-ne, du XVe siècle, caractérisée par les élégantes fenêtres jumelées de sa façade.
La première construction de la Cathédrale remonte à l'époque normande (Xlle siècle) mais elle fut complètement restaurée au XVllle siècle. De la construction originale il reste la partie absidale; en façade et à l'intérieur, on peut voir différentes sculptures dont cer-
taines sont d'Antonello et Domenico Gagini. A côté, se tient la Maison Scaglione où l'on a récemment ouvert une pinacothèque et une collection de monnaies.
Sur le chemin du Château Luna, édifice de la seconde moitié du XlVe siècle, dont il reste seulement les murs d'enceinte et un donjon cylindrique, se trouve la petite église romane consacrée à San Nicole, du Xlle siècle, qui présente une façade linéaire et trois petits chevets. Dans le haut de la ville se situe la Piazza G. Noceto avec l'église San Michèle (XVIe siècle) et la Porta San Calogero, qui s'ouvre sur une partie du mur d'enceinte datant du XVIe siècle.
Non loin de là, sur le Mont San Calogero, qui domine l'agglomération du haut de ses 388 m., nous trouvons les Stufe di San Calogero (Etuves Saint Caloger) d'où émanent des vapeurs radioactives thérapeutiques. Dans la zone, la découverte d'objets préhistoriques a permis de soutenir la thèse selon laquelle ces vapeurs sont utilisées depuis l'Antiquité. Au sommet du mont, dans une belle position panoramique, se trouve le Sanctuaire San Calogero. A l'intérieur, se trouve une statue de saint Caloger superbe réalisée par G. Gagini dans première moitié du XVIe siècle.
L'ensemble thermal de Sciacca comprend les Nouvelles Thermes, les Stufe di San Calogero et des hôtels équipés pour les cures thermales, parmi lesquels une récente structure dénommée Sciaccamare.





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