

Tradition et innovation sont les maîtres-mots d'un Piemonte en devenir, un Piemonte qui sait relever les défis et qui, grâce à sa culture du travail et à un solide savoir-faire, sait créer un circuit talentueux toujours prêt à proposer de nouvelles idées et de nouveaux produits.
Tradition: le "système Piemonte" naît de cette envie de modernité qui a toujours caractérisé cette terre de confins passionnée par l'expérimentation.
Innovation: le Piemonte a pour prédisposition d'ingéniériser les enjeux. L'innovation est le ciment qui fédère les excellences du territoire et agglomère produits, entrepreneurs, idées, compétences et valeurs.
Tradition et innovation sont la force d'une terre au coeur régional et au cerveau global où les saveurs d'antan côtoient l'high-tech, en un équilibre parfait.
L'équilibre justement. Cette région est une "fabrique de stabilité" qui a su baser sa croissance économique non seulement sur la production automobile mais aussi autour des pôles mécanique, textile, agroalimentaire, chimique, aérospatial et informatique. Jour après jour, ces cultures maîtresses en ont construit la crédibilité productive et ont servi de volant au développement des structures financières et des services.
Ceci explique une offre dominée par la diversification de la production, à l'écoute constante des marchés internationaux (chaque année le Piemonte exporte des marchandises et des services à hauteur de 31.000 millions d'euros), à laquelle participe un système de transport fortement intégré.
Mais l'équilibre se doit d'être dynamique car le Piemonte est aussi "fabrique d'innovation". Avec un produit intérieur brut de près de 100 milliards d'euros (8,7% du PIB national), chaque année le Piemonte consacre 1,3 milliards d'euros aux activités de Recherche & Développement (16% de l'investissement italien). Cela signifie que le Piemonte crée à lui seul un douzième de la richesse nationale et qu'il possède un sixième de l'esprit d'innovation. Innovation qui en Piemonte n'est pas un vain mot puisqu'elle signifie: cent laboratoires de recherche et développement, un système de parcs scientifiques interconnectés avec les districts industriels, trois universités, la nouvelle "université du goût" et le défi du pôle cinématographique.
Enfin, le Piemonte est "Fábrica de placeres". La terre du vin et des saveurs, du Barolo et des truffes sait réserver à ses hôtes le meilleur des accueils: nobles étoffes, précieuse orfèvrerie, merveilles du baroque, lacs si chers à Dickens et montagnes que le monde entier découvrira à l'occasion des XXe Jeux Olympiques d'Hiver de 2006.
Ces activités aussi multiples que variées sont doublées d'une offre culturelle, artistique et architectonique tout aussi diversifiée: les splendides témoignages d'Art baroque et d'Art nouveau, les somptueuses résidences royales de la dynastie des Savoie, inscrites par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, les palais, les châteaux, les abbayes, la chapelle abritant le Saint Suaire et dessinée par Guarini ne sont que quelques-uns des exemples d'une terre dont même la plus petite bourgade a une histoire extraordinaire à raconter.
Épicentre de ce grand territoire: Turin. Une ville dont la métamorphose a été confiée au talent d'architectes de renommée mondiale. Turin, la ville du deuxième Musée Égyptien du monde, de l' "Autoportrait à la sanguine" de Léonard de Vinci, du Musée National du Cinéma, une métropole qui, grâce à un système dynamique de réalités publiques et privées, s'inscrit de plein droit au nombre des capitales internationales de l'art contemporain.
Vers la moitié du Dix-huitième, les propriétés de la maison de Savoie devinrent presque exclusivement des lieux de distraction pour la pratique de la chasse et pour la production agricole sélective: c’est le cas des résidences de Racconigi, Pollenzo, Govone et La Mandria, qui gardèrent quand même la connotation de "villégiature royale".
Avec la cession et la domanialisation entre le Dix-neuvième et le Vingtième de la part de la maison de Savoie, les palais, les châteaux et les petites villas sont devenus des musées et nous racontent un passé de ducs et de rois guerriers mais amateurs d’art et de collectionnisme, de dames royales raffinées aimant les ballets et le théâtre, d’architectes de cour, de peintres et de gens de lettres qui interprétaient le goût souverain, et puis de cérémonies et de fêtes somptueuses, entre chasse et loisirs, des labyrinthes, des nymphées, des parcs et des fontaines dont on disait des merveilles dans la moitié de l’Europe.
Le circuit des résidences royales constitue un ensemble d’un extraordinaire intérêt historico-artistique et environnemental, et en 1997 il a été déclaré par l'UNESCO "Patrimoine de l'humanité".
Le Palais Royal de Venaria Reale fut édifié à la moitié du Dix-septième comme lieu des chasses de la cour, voulu par Carlo Emanuele II qui en confia la construction à Amedeo di Castellamonte. L'ambitieux projet comprend les salons des fêtes et les appartements privés des ducs de Savoie, les jardins et le parc avec des nymphées, des grottes, des fontaines et des statues. Sa construction fut poursuivie jusqu’à la fin du dix-huitième, enregistrant les changements de style et de goût dans la succession des différents architectes de la cour, Garove, Juvarra et Alfieri.
Le Palais Royal s’enrichit de galeries et de pavillons à la française, de vastes terrains plantés de citronniers et d’écuries en mesure d’accueillir des milliers de chevaux. Le jardin fut mis à jour au goût européen des grandes allées, avec des pergolas et des labyrinthes.
Abandonné pendant des siècles et réduit en caserne, le palais Royal est aujourd’hui en restauration, pour récupérer les fresques et les stucs du premier étage, les kilomètres de souterrains et le dessin d’origine des jardins. Une occasion extraordinaire pour découvrir Venaria Reale en même temps que les restaurateurs et les techniciens engagés dans le grand chantier de récupération et de rénovation.
Le palais Royal est actuellement fermé pour travaux de restauration.
Horaire
Avec réservation, en collaboration avec Associazione AVTA tel. 011 459 36 75.
Comment arriver à la Reggia:
Prendre corso Grosseto, le périphérique nord, puis le raccord Venaria-Druento, enfin suivre les indications pour la Reggia.
Le château de Venaria se trouve à 15 km environ de Turin.
Au XVIIème siècle le comte Filippo d’Agliè transforma le vieux château fortifié du XII siècle, en demeure cossue. Détruit par les Français, il fut acheté par les Savoie en 1764 qui le firent pratiquement totalement reconstruire sur projet de Birago di Borgaro. En 1825, par la volonté de Carlo Felice, il fut encore modifié et embelli, devenant un lieu de villégiature de la famille royale.
L’intérieur présente plus de 300 pièces richement décorées avec des meubles et des peintures, comme la grande sale de bal décorée avec des fresques du Dix-septième qui représentent les "Fastes du roi Arduino", le salon d’entrée orné de stucs du dix-huitième de Bolina et la chapelle de S. Massimo avec la voûte décorée de fresques, de stucs et d’objets en or du XVIIème et XVIIIème siècles.
Annexe au château nous avons le grand parc avec des jardins à l’Italienne et à l’Anglaise. A l’entrée se trouve une fontaine du dix-huitième qui symbolise la "Dora Baltea qui se jette dans le Pô" oeuvre d’Ignazio et Filippo Collino
Horaire
de Janvier à Décembre
Du mardi au dimanche: h 8.30-19.30
Dernière entrée 18.30
fermé le lundi
Horaires Parc:
Du mardi au dimanche: h 9.00-13.00 / 14.00-18.00
Entrée
4,00 Euros plein tarif
Entrée parc: plein tarif 2,00 Euros, tarif réduit 1,00 Euros
Tarif réduit: 2,00 Euros: 18 - 25 ans, Enseignants titulaires dans les écoles Publiques Italiennes
Cumulatif: Plein tarif: 5,00 Euros - tarif réduit: 2,50 Euros (Parc)
Gratuit moins de 18 et plus de 65 ans
Construit à la fin du XIVème siècle, il fut amplement remanié en formes néo-gothiques dans les années Trente du Dix-neuvième, par la volonté de Carlo Alberto. Reliée au château nous avons l’église de San Vittore, elle aussi de formes néo-gothiques.
A l’intérieur de celle-ci se trouve un chœur en bois du quinzième provenant de l’abbaye de Staffarda.
Construction du dix-Huitième érigée à l’intérieur du parc, où au Dix-huitième étaient élevés les poulains destinés à la chasse et à la cavalerie militaire. Aujourd’hui est en cours d’importants travaux de restauration et de valorisation. On peut visiter les Chantiers et les Appartements Royaux du Château que Victor Emmanuel II, premier roi d'Italie, fit rénover à la moitié du dix-neuvième siècle.
Le parc ouvert au public en 1978 est d’un remarquable intérêt naturaliste et environnemental, en effet il a conservé une bonne partie de la végétation d’origine, et représente un des derniers exemples de forêt de plaine, c’est-à-dire de couverture forestière qui il y a des milliers d’années recouvrait toute la Plaine du Pô.
Service de réservations du lundi au jeudi h. 09.30 - 12.00 et 14.00 - 16.00, vendredi h. 09.30 - 12.00.
Visite des appartements Royaux.
Horaire
de Janvier à Mars et d’Octobre à Décembre
lundi h 15.00 sur réservation
dimanche: h 10.30 - 11.30 /14.30-15.30
d’Avril à Septembre
lundi h 14.30-15.30 sur réservation
dimanche: h 10.30, 11.30, 14.30, 15.30, 16.30
Ouvertures en soirée: sur réservation, h 20.30
Fermé du mardi au samedi
Entrée
Plein tarif: 6,00 Euros
Tarif réduit: 4,00 Euros Associations
3,00 Euros: moins de 18 et plus de 65 ans, handicapés
Gratuit moins de 6 ans
Edifice d’origine ancienne, modifié par les comtes Solaro au XVIIème siècle.
Passé aux Savoie en 1792, il fut choisi, par Carlo Felice pour ses villégiatures estivales. Depuis près d’un siècle il est de propriété communale.
Remarquable la façade avec le scénographique grand escalier à deux rampes orné de reliefs et de sculptures, provenant des jardins de Venaria Reale.
A l'intérieur se trouvent de fastueuses pièces décorées comme le salon de bal avec des fresques et les salles ornées de papiers chinois. La résidence est entourée par le parc à l’anglaise et par le jardin suspendu.
La Venaria Reale
Castello Ducale di Agliè
Castello di Pollenzo
Castello della Mandria
Castello di Govone
Palazzo Reale
Palazzo Madama
Palazzo Carignano
Castello del Valentino
Villa della Regina
Castello di Rivoli
Palazzina di caccia di Stupinigi
Castello di Moncalieri
Castello Reale di Racconigi
Reggia di Valcasotto
Horaire
Novembre - 29 Mars 2003
lun.- dim.: sur réservation
30 Mars 2003 - 30 Juin; Septembre-Octobre
lun.- sam.: sur réservation;
dim.: 10.00-12.00; 15.00-18.00
Juillet et Août
lun.-sam.: sur réservation;
dim.: 10.00-12.00; 15.00-19.00
Entrée
Plein tarif: 3,00 Euros;
tarif réduit groupes (min 20): 2,00 Euros;
tarif réduit Abonnés Carte Musées: 2,50 Euros;
gratuit: <14
Comment arriver au château:
Prendre l’autoroute Torino-Piacenza, sortir à Asti Ovest, emprunter la route nationale SS 231 en direction de Govone. Le château se situe à 75 km environ de Turin.
Monumental palais baroque, réalisé entre 1679 et 1684 par Guarino Guarini pour Emanuele Filiberto de la branche des Savoie-Carignano.
La façade est en briques avec une allure curviligne originale. L'entrée de forme elliptique avec une voûte soutenue par des colonnes jumelées, s’ouvre sur deux vestibules rectangulaires desquels partent les grands escaliers curvilignes qui conduisent au premier étage. Entre 1864 et 1871 il fut agrandi d’après un projet de Gaetano Ferri et Giuseppe Bollati, auxquels on doit l’éclectique façade sur piazza Carlo Alberto.
Le salon central de forme elliptique, destiné aux fêtes, fut transformé en 1848 en salle du premier Parlement Piémontais.
Les salles du premier étage abritent le Musée National du Risorgimento Italien qui à travers une vaste collection de reliques, peintures, livres, journaux et reconstitutions de pièces historiques racontent l’histoire politique italienne de 1706 à 1946.
Elegante résidence extra-urbaine des Savoie, édifiée dans la deuxième moitié du XVIème siècle par Emanuele Filiberto. Agrandie et partiellement reconstruite sur un projet de Carlo et Amedeo di Castellamonte entre 1630 et 1660, par la volonté de Marie Christine de France, qui la préférait parmi toutes les résidences. A l’occasion de l'Exposition universelle de 1858, le caractère de "villa fluviale " donnant sur le Pô, fut altéré, privilégiant la façade sur la ville.
Le premier étage est décoré avec de précieux stucs, oeuvre d’artistes de Lugano et des fresques du Dix-septième avec des sujets historiques et mythologiques. Actuellement s’y trouve la Faculté d’Architecture de l’école Polytechnique de Turin.
Grandiose villa baroque construite en 1615 par la volonté du cardinale Maurizio di Savoia, sur projet d’Ascanio Vitozzi. Remaniée et agrandie plusieurs fois au cours du Dix-huitième par les architectes de la maison royale, parmi lesquels Filippo Juvarra. L'édifice est à trois étages, avec des pavillons latéraux qui renferment le corps central caractérisé par le double logement.
A l'intérieur se trouvent des salles avec des décorations des Dix-septième et Dix-huitième siècles.
Dans le parc, à plusieurs niveaux, se trouvent des sculptures, des fontaines et des balustrades en marbres. Actuellement des travaux de restauration sont en cours pour la récupération de tout l’ensemble
Château fort remontant au XIème siècle, placé au sommet de la colline morainique à l’entrée de la vallée de Susa. Au XIVème siècle il passa aux Savoie qui le transformèrent en résidence de cour. Les premiers travaux furent confiés à Francesco Paciotto en 1562 et achevés par Ascanio Vittozzi, Carlo et Amedeo di Castellamonte jusqu’en 1670.
L'édifice se présentait avec un corps central, une grande galerie, appelée "manica lunga"(manche longue) et un jardin à terrasses.
Après les dégâts occasionnés par les troupes françaises en 1693 les travaux reprirent (1703 -1713) sous la direction de Michelangelo Garove.
Son projet prévoyait le doublement de l’édifice (entrée, salle de bal et grand escalier). En 1715 Filippo Juvarra prit la direction jusqu’en 1727, mais les travaux restèrent inachevés à cause de l'occupation napoléonienne. Ensuite il subit une dégradation progressive, jusqu’en 1979 quand les travaux de restauration furent confiés à l’architecte Andrea Bruno.
Ensemble monumental voulu par Vittorio Amedeo II, sur projet de Filippo Juvarra de 1729. Réalisé comme résidence de chasse des Savoie, elle devint ensuite la demeure estivale des rois.
En 1739 Benedetto Alfieri projeta deux nouvelles ailes latérales. Les travaux d’agrandissement continuèrent en 1759 avec l’ajout des ailes de service.
La Palazzina est précédée des étables et des écuries du Dix-huième disposées en demi-cercle le long de l’avenue qui la relie à Turin. Elle conserve les ameublements originaux, effectués par les plus importants artistes et artisans piémontais.
A l’intérieur elle abrite le Musée d’Art et d’Ameublement qui expose, en plus des meubles de la Palazzina également ceux provenant d’autres résidences de la maison de Savoie (Moncalieri et Venaria) et des oeuvres d’artistes comme l’ébéniste Pietro Piffetti et le sculpteur sur bois Giuseppe Maria Bonzanino.
Les jardins font partie de l’ensemble, derrière la Palazzina, réalisés à partir de 1740 par le jardinier français Michael Bernard et le parc naturel institué en 1992.
Construction fortifiée remontant au début du XIIIème siècle. Remanié et agrandi une première fois au Xvème siècle, il conserve de cette période les deux tours cylindriques.
Complètement reconstruit au XVIIème siècle. Les travaux, commencés en 1619 par Carlo di Castellamonte, continuèrent avec Amedeo di Castellamonte, Filippo Juvarra et Benedetto Alfieri et se conclurent seulement à la moitié du Dix-neuvième. Actuellement affecté au Commandement des Carabiniers. On peut visiter les appartements de la reine Maria Adelaide, de la princesse Maria Letizia et de Victor Emmanuel II.
Ancienne place forte transformée en château par les marquis de Saluzzo et passée aux Savoie en 1605. Le prince Emanuele Filiberto en confia les travaux d’agrandissement et de transformation en villa cossue à Guarino Guarini en 1676. Du projet de Guarini on réalisa la façade vers le parc et le pavillon central qui ferme la cour intérieure.
Les travaux interrompus furent repris en 1755 et confiés à Giovanni Battista Borra qui réalisa la façade néoclassique principale. Les transformations internes furent réalisées par Guarino Guarini au Dix-septième, par Gian Battista Borra au Dix-huitième et au Dix-neuvième par Pelagio Palagi.
A l'intérieur se trouvent de nombreuses salles décorées et meublées avec des meubles et des oeuvres d’art du Dix-septième au Vingtième. Certaines des salles les plus fastueuses du château sont: le Salon de Diana avec des bas-reliefs de stuc du Dix-huitième et la Salle de lecture.
Au dos du château se trouve le vaste et très beau parc dans lequel se trouvent les serres et les "Margherie" ensemble formé de différentes pièces, concernant la chasse; édifié sur projet de Pelagio Palagi en 1834.
Garessio (CN)
Il fut érigé au Xe siècle comme monastère et reconstruit avec l’intervention de Bernardo Antonio Vittone au XVIIIe siècle.En 1803, après l’occupation française, l'ordre des Chartreux fut définitivement supprimé.
Il fut acheté par la maison de Savoie en 1837 et partiellement reconstruit en accentuant son aspect de château villa résidentielle.
Devenu résidence d’été, il fut surtout utilisé par Victor-Emmanuel II, qui était un véritable passionné de la chasse.
De nos jours, l’édifice est entouré d’une forêt touffue et sa grande cour à arcades est dominée par l’église du monastère.
Parcks.it
http://www.parks.it/regione.piemonte/Findex.html#Alessandria
Surce Regione Piemonte

Arona

Vercelli


Ivrea


Novara


Asti

Lago Orta



Cuneo


Piemonte











Alessandria

Asti

Biella - Oropa

Verbania 
Le Piémont son nom nous le dit déjà, est presque entièrement entouré de hauts reliefs (à l'ouest et au nord par l'arc alpin, au sud par l'Apennin Ligure). Mais, à cause de son étendue considérable (son ampleur le situe à la deuxième place parmi les régions italiennes) et de la complexité de sa morphologie, le Piémont présente, à côté de paysages typiquement mon-tueux, d'amples zones de collines et une assez vaste partie de plaine. Une telle variété de climats et de reliefs permet une production agricole très variée, qui est à la base d'une des plus riches gastrono-mies d'Italie, soutenue par des vins ex-Ì quis, dont un grand nombre sont connus dans le monde entier La capitale régionale est Torino (la romaine Julia Augusta Taurinorum), la ville qui au XIXème siècle conduisit le processus d'unification du Pays. La ville était gouvernée par la Maison de Savoie, d'origine française, qui constitua la première (et unique) lignée du Royaume d'Italie. Jusqu'en 1865, quand la capitale fut portée à Florence, le Palais Royal ( 1660) fut le siège de la couronne. Par contre, le premier Sénat du Royaume siégeait au Palais Madame, bel édifice plusieurs fois transformé et agrandi au cours des siècles, dont la monumentale façade baroque ( 1721 ) est l'oeuvre de Filippo Juvarra. Né à Messine, l'architecte accomplit à Turin bien d'importantes réalisations, parmi lesquelles on doit rappeler le Palais Royal de Stupinigi ( 1730), pavillon de chasse aux agréables formes rococò, la plus importante des résidences bâties par la Maison de Savoie aux alentours deTurin, un ensemble de palais maintenant sous la protection de l'UNESCO.Turin est aujourd'hui l'une des plus riches villes du Pays avec une florissante économie. Les années entre la fin du XIXe et le début du XXème siècle marquèrent pour Turin le point culminant de son expansion, de son renouvellement, de sa recherche et de sa prise de conscience de la puissance rejointe, qualités exprimées par l'édifice le plus caractéristique de cette époque, le Môle d'Antonelli, qui porte le nom de son auteur, l'architecte Alessandro Antonelli.Turin est aussi un centre culturel de premier plan grâre à deux collections de niveau exceptionnel: le Musée Egyptien, qui acceuille l'une des plus importantes collections au monde d'art de l'Ancien Egypte, et la Galerie Sabaudo, où se trouvent plusieurs chef-d'oeuvres d'artistes italiens, flamands et hollandais. De plus, c'est ici que l'on conserve l'une des plus vénérées reliques: le Saint Suaire, dans lequel Jésus- 7. Christ aurait été enveloppé après la descente de Croix et qui en conserve l'empreinte. La toile est gardée dans une précieuse chapelle du dix-septième siècle, revêtue de marbre noir, chef-d'oeuvre de l'architecture baroque signé par Guarino Guarini; elle fait partie de l'ensemble du beau Dame en style Renaissance. Même le Sanctuaire de Marie Consolatrice, connu sous le nom de Notre-Dame de la Consolation, est dû à Guarini; parmi les nombreuses interventions subies par l'édifice, nous citons la réalisation d'un de ses presbytères ovales par Juvarra. Le sanctuaire présente à l'intérieur de belles décorations et, dans la sacristie majeure, de beaux meubles en bois sculptés. A quelques kilomètres du centre de la ville, sur l'une des collines qui l'entourent s'élève la Ëasilique de Supergo (1731), monument de la Maison de Savoie,oeuvre elle aussi de Juvarra. Cette colline fut le théâtre d'une tragédie qui bouleversa l'Italie tout entière: en 1949 y moururent lors d'un accident aérien tous les joueurs de l'équipe turinoise, à l'époque la plus forte équipe de football et, pour beaucoup d'Italiens, le symbole du retour à une vie joyeuse après la tragédie de la guerre. A l'ouest la vaste province de Turin est sillonnée par de nombreuses vallées alpines. Ici, tout près de la frontière avec la France, on peut encore voir plusieurs forteresses militaires, érigées par la Maison de Savoie dès la moitié du XVIème siècle jusqu'à la fin du XVIIIème siècle pour défendre le territoire, menacé continuellement par des armées ennemies. Parmi les forteresses encore visibles, les plus intéressantes pour les solutions techniques offertes sont: le fort de Fenestrelle, défendant la vallée du Chisone, et celui d'Exilles. Cette imposante forteresse se trouve dans la haute Vallée de Suse, dès l'antiquité passage préféré pour traverser les Alpes K (par ici passèrent Hannibal et ses éléphants). La localité la plus importante, la ville de Suse, conserve une trace de grande importance historique et artistique de son passé romain: l'arc d'Auguste (8 av. J.-C). Par la vallée de Suse pénétrèrent en Italie des armées ennemies qui portèrent des guerres et des ravages; mais ce fut aussi le passage choisi par beaucoup de fidèles en pèlerinage vers Rome et l'un des parcours de la Route Francigena Après les fatigues et les prions causées par la traversée, souvent .1 pied, des Alpes, ces fidèles trouvaient abri et assistance dans l'ancienne "Sacra" de Saint-Michel, l'un des plus imposants monuments religieux de la région, érigé sur le sommet d'un pic rocheux, une position extrêmement panoramique, juste au débouché de la vallée. La grande épopée de l'Europe médiévale retentit même dans la romane Abbaye de Staffarda,qui se trouve un peu plus au sud, dans la province de Cuneo. Elle fut érigée par l'Ordre des Cisterciens au Xllème siècle tout près du Pô, le plus long fleuve italien qui prend sa source pas loin d'ici, au Mont Viso. Par contre l'église de Saint-Jean à Saluzzo est marquée par un style gothique de forte inspiration française. Commencée en 1330, sa construction fut tourmentée et se prolongea jusqu'au XVIème siècle. Remarquable, à l'intérieur l'abside, témoignage de grande beauté de l'architecture gothique bourguignonne. Le triptyque des principaux monuments religieux de cette province est complété par le Sanctuaire de Vicoforte, grand édifice à plan elliptique, commencé en 1596 mais dont l'aspect est plutôt du dix-huitième sède. Dans le chef-lieu les attractions principales sont: la Rue de Rome et le Quartier Mondovi, au caractéristique aspect médiéval. La partie au nord-est de la région est occupée par la province de Verbano-Cusio-Ossola, une zone de grand charme naturaliste (on y trouvent le Parc National de la Val Grande, de presque 12.000 hectares, et trois merveilleux lacs: Majeur d'Orta et de Mergozzo, fermés au nord par le majestueux panorama de la chaîne alpine, où se distingue le Mont Rose), dont les beautés architectoniques sont | dues aux illustres personnages qui, aux siècles passés, la choisirent comme lieu de villégiature. Entre autres, la Villa Taranto, du dix-neuvième siècle, à Verbania, entourée d'un charmant jardin, et [Isola Bella (dans le Lac Majeur en face de Stresa), célèbre lieu de délices de la noble et puissante famille milanaise des Borromeo.au XVIIème siècle. L'architecture religieuse de cette province presente dans les complexes monumentaux du Sacro Monte Calvario à Domodossola, du Mont Sacré d'Orta, et, en ce lac, de l'ite de San Giulio ses plus remarquables expressions: et on ne peut moire de la Madonna del Ke en Valle Vigezzo et l'église i ornane de Baceno.Toujours - ->l du Piémont, mais un iu sud, il y a la province de N*v«ra, ville où se trouvent deux im-l'offices: le Dòme ( 1869), oeuvre Ih qui conserve des témoi-lu Xlème siècle (les belles de la sacristie d'en bas) et paléochrétiens (le précieux à côté de la cathédrale, où se «les fresques d'époque préro-irrni les plus importantes de tourne du Pô), et l'église de Soint-e, basilique de la fin du XVIème n montée d'un clocher du dix- ■ siècle et d'une autre coupole, n issi d'Antonelli ( 1888). A 17 km. de l,i ville surgit l'Abbaye de Saint-Nazzoro, ii 'llement reconstruite et restaurée, qui lut érigée entre le Xlème et le Xllème siècle sur un précédent monas-I lénédictin. Un peu plus à l'ouest s'al-;e la longue et étroite province de Vercelli, localité ennoblie par la pré-• de l'admirable église de Sainl-André (1219-29), l'un des premiers exemples il.»chitecturegothique en Italie,embellie par les sculptures du portail attribuées à Antelami. Au nord de la province se trouve Varallo, célèbre pour son Mont Sacré, prototype d'autres complexes analogues de bâtiments réalisés surtout à la fin du XVIème siècle et à l'époque baroque, et qui ne se trouvent pas seulement au Piémont. Il fut édifié en 1481 par le frère franciscain Bernardino Caimi, qui avait été gardien du Saint-Sépulcre. Il est constitué par 44 chapelles, bâties entre le XVIème et le XVIIIème siècle, et par la basilique de Notre-Dame de /'Assomption (1642-1728, et façade du XIXème siècle); de fameux artistes y ont travaillé, tels que Gaudenzio Ferrari.Ti-baldi, Alessi et Morazzone. Les Monts Sacrés sont des sanctuaires composés de nombreuses chapelles parsemées le long de la pente d'une colline et dédiées à des épisodes christologiques ou au culte de Marie, comme rappel des lieux saints de Jérusalem. Leur architecture, si spectaculaire, acceuille des groupes de statues de grandeur naturelle, souvent revêtues de vrais vêtements et des peintures à effets (issus des mystères médiévaux). Le Sanctuaire d'Oropa, dans la province de Biella, est un autre lieu de pèlerinage très fréquenté. Environné de montagnes pittoresques, il a des origines très anciennes (selon la tradition, il fut fondé au IVème siècle), mais sa structure remonte au dix-septième siècle. Le sud-est de la région est occupé par la province d'Alessandria, à laquelle appartient la ville de Acqui Terme, localité déjà réputée à l'époque romaine, où se trouve un Dôme très ancien, érigé au Xlème siècle. Dans la partie la plus au nord de la province de Asti, ville riche en monuments du Moyen Age, parmi lesquels la Rotonde de Saint Pierre, du Xllème siècle, transformée en baptistè re en 1280, se trouve l'un des plus beaux monuments religieux de la région: l'église abbatiale de Sainte-Marie de Vezzolano, bâtie entre le Xllème et le Xlllème siècle. Ses formes romanes-gothiques de grande pureté et l'exceptionnel décor naturaliste confèrent à ce lieu un rare attrait
