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Dernière mise à jour le 7-jui-10 5:31

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“Madonnelle” les kiosques sacrés, habituellement de sujet de la Vierge Marie, qu'on trouve aux angles des vieux palais, de tours, de clochers. Peintes à fresque à ou sur la toile, sculptées en relief sur le marbre ou sur terre cuite, réalisées avec la technique de la mosaïque, représentent l'expression populaire des dévotion vers la Madonna qui, dans quelques cas, a donné lieu à des véritables œuvres d'art. En outre, celles-ci, éclairait avec leurs lumière votive la nuit du viandant qu'on aventurait dans une Rome complètement obscur. 

Rione Monti I

Rione Trevi II

Rione Colonna III

Rione Campo Marzio IV

Rione Ponte V

Rione Parione VI

Rione Regola VII

Rione S Eustachio VIII

Rione Pigna IX

Rione Campitelli X

Rione S.Angelo XI

Rione Ripa XII

Rione Trastevere XIII

Rione Borgo XIV

Rione Esquilino XV

Rione Ludovisi XVI

Rione Sallustano XVII

Rione Castro Pretorio XVIII

Rione Celio XIX

Rione Testaccio XX

Rione San Saba XXI

Rione Prati XXII

À Noël, le 15 août (fête de l'Assomption), le 8 septembre (la nativité de Marie) et en général les dimanches d'août et de septembre, la dévotion populaire pour la Madone s'exprimait devant les édicules votifs dans les rues, aux carrefours, dans les auberges et dans les échoppes. Dans tous les quartiers, on voyait s’improviser les « altarini », alors que devant les « Madonelle » ornées de drapements, de fleurs et de lumières, le pavé semé de feuilles de laurier et de buis, les fidèles chantaient des litanies et, enfin, se déroulaient des parades de feux d’artifice. À Noël, les neuvaines des joueurs de fifre (prières chantées par les bergers en s'accompagnant avec les « ciaramelle ») soulignaient la dette de reconnaissance des croyants à l’égard de la Mère de Jésus.

Signe d’une dévotion qui impliquait les classes les plus diverses dans la Rome des premières décennies du XIXe siècle, les édicules votifs (appelés couramment « madonnelle » ou « altarini ») constituaient assurément un instrument de contrôle symbolique de l'agir quotidien des groupes sociaux les plus agités - ce n'est pas par hasard que Trastevere et Monti en regorgeaient - mais aussi un signe d'appropriation populaire des espaces urbains significatifs, à travers la reconnaissance mutuelle dans la dévotion à l’image sacrée et la gestion de l’espace protégé qu’elle délimitait et qu’elle mettait en valeur.

En 1853, dans une ville toute située à l’intérieur des Murs Auréliens, le quartier Rufini compta 2 739 édicules votifs - dont 1 421 consacrés à la Madone - sur les murs des palais seigneuriaux comme sur ceux des habitations modestes. Les images de la Vierge considérées comme particulièrement miraculeuses se voyaient