

Rione Monti I
Rione Trevi II
Rione Colonna III
Rione Campo Marzio IV
Rione Ponte V
Rione Parione VI
Rione Regola VII
Rione S Eustachio VIII
Rione Pigna IX
Rione Campitelli X
Rione S.Angelo XI
Rione Ripa XII
Rione Trastevere XIII
Rione Borgo XIV
Rione Esquilino XV
Rione Ludovisi XVI
Rione Sallustano XVII
Rione Castro Pretorio XVIII
Rione Celio XIX
Rione Testaccio XX
Rione San Saba XXI
Rione Prati XXII
À Noël, le 15 août (fête de l'Assomption), le 8 septembre (la nativité de Marie) et en général les dimanches d'août et de septembre, la dévotion populaire pour la Madone s'exprimait devant les édicules votifs dans les rues, aux carrefours, dans les auberges et dans les échoppes. Dans tous les quartiers, on voyait s’improviser les « altarini », alors que devant les « Madonelle » ornées de drapements, de fleurs et de lumières, le pavé semé de feuilles de laurier et de buis, les fidèles chantaient des litanies et, enfin, se déroulaient des parades de feux d’artifice. À Noël, les neuvaines des joueurs de fifre (prières chantées par les bergers en s'accompagnant avec les « ciaramelle ») soulignaient la dette de reconnaissance des croyants à l’égard de la Mère de Jésus.
Signe d’une dévotion qui impliquait les classes les plus diverses dans la Rome des premières décennies du XIXe siècle, les édicules votifs (appelés couramment « madonnelle » ou « altarini ») constituaient assurément un instrument de contrôle symbolique de l'agir quotidien des groupes sociaux les plus agités - ce n'est pas par hasard que Trastevere et Monti en regorgeaient - mais aussi un signe d'appropriation populaire des espaces urbains significatifs, à travers la reconnaissance mutuelle dans la dévotion à l’image sacrée et la gestion de l’espace protégé qu’elle délimitait et qu’elle mettait en valeur.
En 1853, dans une ville toute située à l’intérieur des Murs Auréliens, le quartier Rufini compta 2 739 édicules votifs - dont 1 421 consacrés à la Madone - sur les murs des palais seigneuriaux comme sur ceux des habitations modestes. Les images de la Vierge considérées comme particulièrement miraculeuses se voyaient