

En 1752 fut posée la première pierre pour la construction de ce qui deviendrait l’un des palais les plus imposants d’Europe.
Edifiée loin des côtes parthénopéennes, dans la fertile plaine de Caserte, le palais, qui fut projeté par Luigi Vanvitelli sur volonté de Charles de Bourbon, s’étend sur une superficie de 44.000 mètres carrés et compte plus de 1200 pièces.
La majesté des décors des intérieurs, la riche pinacothèque et le faste de l’ameublement permettent au visiteur de plonger dans l’atmosphère de la Cour napolitaine du XVIIIème siècle. L’immense demeure comprend quatre cours et un nombre infini de pièces, chapelles, musées et théâtres. Dans le Parc de 120 hectares, ont été aménagées des allées, des fontaines, la Grande Cascade et toute une série de constructions (un service de bus est disponible pour la visite du parc). Stupéfait par tant de somptuosités, George Lucas choisit le palais comme cadre de certains films de la série Star Wars.
Le palais compte 1200 pièces, 34 escaliers et 1970 fenêtres. Dans l’atrium à l’entrée du palais, on peut admirer, du vestibule inférieur, l’enfilade des quatre cours avec vue sur le parc. L’escalier d’honneur mène au vestibule supérieur d’où l’on accède à la Chapelle Palatine, une
salle rectangulaire avec une voûte en berceau ornée de caissons et de rosaces dorées, et une abside.
Le Palais est entouré d’un énorme parc. Afin d’alimenter les très belles fontaines, œuvres de diverses sculpteurs, dont il est décoré et qui représentent des motifs mythologiques, un aqueduc fut projeté expressément et fut inauguré en 1762.
En 1782 commencèrent les travaux du Jardin Anglais, voulu et en partie financée par la Reine Maria Carolina. Ce jardin présente des architectures romantiques, œuvre de Vanvitelli: une Crypto-arcade et un faux nympheum, dont les statues provenaient en partie des fouilles de Pompei . Dans le jardin furent plantés de nombreux arbres exotiques splendides.
Le Palais Royal de Caserte et le parc environnant peuvent être comparés par beauté et majesté au Palais Royal de Versailles en France, et sans doute le dépassent.
Caserte, le Versailles napolitain
Le château royal de Caserte fut voulu par Charles III de Bourbon. La première pierre fut posée en 1752. Quelques années après avoir conquis le royaume aux autrichiens, le premier roi de la nouvelle dynastie des bourbons a voulu en effet créer comme à Versailles un centre des pouvoirs à l'abri des attaques ennemies, Naples était devenue trop vulnérable. Sept ans après le début des travaux, Charles III est appelé sur le trône d'Espagne, c'est son fils Ferdinand IV qui lui succède.
A l'âge de 17 ans , il va épouser Marie -Caroline d'Autriche la sœur de Marie-antoinette. Le couple royal et la cour vivront dans ce palais grandiose de 1200 pièces, avec un parc à la différentes cours royales.
. Le Parc, quant à lui, en reflète la solennité dans la majesté de ses fontaines, dans le raffinement des jeux d’eau, dans la verdure qui semble se perdre à l’infini. Ornée de fontaines, cascades et sculptures, l’allée centrale, longue d’environ 3 km, est particulièrement impressionnante. La succession des jeux d’eau culmine avec la spectaculaire Grande Cascade, dite aussi fontaine de Diane. Le Parc compte également un Jardin Anglais, voulu par
Marie-Caroline d’Autriche, avec de nombreuses plantes exotiques et rares, des serres, des bosquets et des allées. couvre encore un petit étang avec la statue du Bain de Vénus et, dans un esprit typiquement romantique, de fausses ruines ornées de statues. Le «Site Royal» est complété par le bourg voisin de
San Leucio (célèbre pour la production de soie de
grande qualité) avec son élégant Pavillon Royal du
Belvédère, où se déroulent d’importantes
manifestations culturelles.
San Leucio est une dépendance de Caserte où, au
XVIIIème siècle, sur la volonté de Ferdinand IV, on
implanta une usine de soie. Le bourg qui s’était
développé autour de l’usine bénéficiait d’un statut à
part et de réglements utopiques pour l’époque: les
habitants, les ouvriers de la Real Fabbrica della Seta
et leurs familles, jouissaient des mêmes droits,
l’école était obligatoire et gratuite, et une partie des
revenus alimentait un fonds de secours pour les
malades et les vieillards.
La production de soie de San Leucio s’imposa
bientôt dans toute l’Europe. Elle est, aujourd’hui
encore, très appréciée dans le monde entier.
Tout comme San Leucio, qui représenta
perspective époustouflante, des jardins agrémentés de temples romains et de statues antiques, imitant les découvertes mises au jour à cette époque à Pompéi. Un parc qui servit de cadre pour de grandes fêtes et de grands bals avec vue sur le Vésuve.
Un palais qui excita bien des convoitises Joseph Bonaparte puis Joachim Murat l'occupèrent un temps au début du 19ième siècle. Une parenthèse française effacée au retour des bourbons.
C'est l'histoire de ce domaine que nous raconte Brigitte Marin, historienne à l'école française de Rome. Aujourd'hui, 60% de cet immense palais est occupé par l'école des sous-officiers de l'aéronautique, soit 800 des 1200 pièces.
Marta, 27 ans et Andréa, 22 ans, y suivent tous les deux une formation de contrôleurs aériens. Une formation militaire intensive, dans un lieu que tous les deux s'accordent à trouver unique.
Mais l'histoire du palais royal de Caserte c'est aussi celle de la manufacture de San Leucio créée en 1789 et dirigée par le roi Ferdinand 4 pour fournir les soieries du palais, des étoffes exceptionnelles. Une manufacture qui existe toujours aujourd'hui.
La vieille ville, Caserta Vecchia |
La vieille ville (l’ancienne Casa Hirta), bourg médiéval fondé au VIII e siècle par les Lombards sur les versants du monte Virgo, se situe à 10 km au nord-est de la ville moderne. Incorporée au duché de Bénévent, elle fut conquise en 1057 par les Normands, puis occupée par Charles d’Anjou en 1268, avant de tomber entre les mains des Bourbons au XVIII e siècle.
Ses principaux monuments sont la cathédrale (consacrée en 1153) — synthèse de divers courants artistiques —, avec son campanile du XIII e siècle et sa remarquable coupole (1234), les ruines du château du IX e siècle et l’église gothique de l’Annunziata ( XIV e siècle).
Population (1997) de Caserta Nuova : 73 587 habitants.
Géographie: altitude m. 68 s.l.m. surface communale kmq. 56. Caserta est située dans la plaine Campana au commencement des montagnes sub-appennine de la Terre du travail. La ville est entourée par le fleuve Volturno et les campagnes sont travaillées durement par les paysans du lieu. La période meilleure pour visiter la ville est l'été pour voire les beautés artistique de Caserta illuminées par le soleil.
Histoire: les origines de la ville de Caserta sont incertaines: selon un hypothèse la ville a été fondée par les Sanniti, selon un autre hypothèse par les romains. Semble aussi probable que furent les Lombards de Capua à l'installer au XIII siècle. Dans l'époque médiévale la ville fut soumise à la domination de Capua sans connaître aucun développement. En 1800 fut nommée ville principale de la « Terre du Travail » grâce au Palais Royal et aux voies de communication entre la partie ancienne et la partie moderne de la ville. Avec le nouveau chemin de fer Roma- Formia – Napoli, la ville de Caserta était désormais prête à s'affermir dans le champ économique.
Monuments: Palais Royal construit en 1752 achevé en 1774. À son antérieur le Musée Vanvitelliano et les appartements royales. Aqueduc Carolino: construit dans la moitié du 1700 à partir d'un projet de Vanvitelli. Le jardin anglais du 1700 réalisé par la main de Giovanni Antonio
Graefer. Cascade des Dauphins du 1779 avec trois dauphins sculptés qui se jettent dans l'eau. Fontaine de Venere et Adone, Fontaine de Eolo, Fontaine de Cerere qui se trouvent dans le jardin royale et sont datées 1700.
Musées: Musée Vanvitelliano (Palais Royal p. Carlo III) collection des oeuvres, dessins de Vanvitelli. Appartements historiques ( Royal p. Carlo III) collection de statues, bas-reliefs et tableaux italiens et hollandais du 1800.
Manifestation: Saison Théâtrale Ville de Caserta (octobre – mai). Promenade du Bourbons (avril) Noël à la Reggia.(décembre – janvier) printemps Casertino, Concours Littéraires Nationales et de Caserta, Septembre au Faubourg Concours hippique National. Coupe d'Or Ville de Caserta (mai) Palio de la soie (juillet). Rencontres d'été (juillet – août
Informations touristiques: Armure Templare (Piedimonte d'Alife): est conservé l'unique exemplaire d'armure Templare en Italie. Temple de Mitra (Santa Maria Capua Vetere): découvert après un bombardement lors de la II guerre mondiale ce temple en honneur de Mitra est l'unique exemplaire existant en Italie.
Gastronomie: Saucissons de poumon, poivrons, fromages, sardes en vase, casatiello doux, salade de rinforzo,panzarotti, zite ripiene, caniscione, haricots, sortè.























L’escalier principal : Large de 18,50m, l’escalier est un vrai chef
d’œuvre de l’architecture avec 117 marches réalisées dans un seul
bloc de pierre provenant de Trapani, de deux imposants lions
sculptés par Persico et Solari dominent la montée des premières
marches depuis l’extérieur.
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L ’Histoire de "La Reggia" remonte au 29 août 1750, date à laquelle l’Etat de Caserta fût acquit par la maison des Bourbons. Le coût de la transaction à cette époque fût de 489 343 ducati. La construction de "La Reggia" entrait dans un plan précis d’une réorganisation militaire et organisatrice du règne de Carlo III. Caserta fût créée par les Bourbons comme étant une Capitale, une ville nouvelle ayant pour pôle dynamique et administratif le Palais Royal. La raison pour laquelle Carlo III choisit une zone de plaine et riche de végétation aux pieds des monts Tifata, était dût au fait que Naples pouvait être facilement attaquée. Caserta se trouvait donc être plus sûre et plus facilement surveillée. L’idée était de construire une imposante forteresse qui serait imprenable. Un ambitieux projet. L’entière réalisation fût confiée par Carlo III à l’illustre architecte Luigi Vanvitelli, lequel présenta le projet définitif du palais au Roi en 1751. C e grand projet fût approuvé le 20 janvier 1752, jour du trentième anniversaire de Carlo III, en présence du Souverain, de la Reine et de la Cour. C’est à cette occasion que fût posée la première pierre, après avoir été bénie dans une petite caisse de |
marbre dans laquelle les Souverains avaient déposé des médaillons en Or, d’Argent et autres métaux, comportant d’un côté les visages du Roi et de la Reine avec en écriture : Carolus et Amelia regina PP.FF.II. ; Sur le fond était représenté le Palais Royal et le parc avec pour inscription : Deliciae. Regis. Felicitas. Populi., et à l’intérieur : Augustae Domus Natali die optmi Principis fondamenta iacta. Avant de lancer la construction du palais, Vanvitelli pensa rénover le vieux palais royal (celui qui avait appartenu aux Acquaviva) permettant ainsi aux souverains d’en faire leur habitation provisoire jusqu’à la construstion définitive de "La Reggia". Les travaux du nouveau palais démarrèrent quelques mois après la grande cérémonie et Vanvitelli dût faire face au problème de l’eau nécessaire de la considérable réalisation de la muraille. Il fallu donc réaliser des déviations de petits canaux qui provenaient des différentes vallées de la vieille ville de Caserta. Les travaux commencés le 19 juin 1751 durèrent plus de vingt ans sous la direction de Vanvitelli jusqu’à sa mort le 1 er mars 1773 à Caserta.
"La Reggia" a été construite par de nombreux esclaves et prisonniers musulmans capturés par les navires sur la Méditerrané et le long de la côté libyenne. L’édifice resté incomplet de quatre tours angulaires et de la coupole centrale prévus par Vanvitelli est tout de même constitué de 1200 chambres, 1790 fenêtres et 34 escaliers. Le palais occupe une superficie de 44000 m2, 31m de hauteur, 253m de largeur (façade principale) et 202m pour la façade latérale. Nous allons, au fil des images que nous vous présenterons, vous faire découvrir certaines pièces de ce prestigieux palais.
dans la proclamation de Rimini du 30 mars 1815, il fut vaincu par les autrichiens à Tolentino. Sa dernière tentative pour reconquérir le règne fut l’abordage depuis la Corse à Pizzo di Calabria, mais ce fut là aussi une tragique défaite. Non soutenu par la population, il fut capturé par les troupes bourbonnes et fusillé le 13 octobre 1815. Ainsi pris fin l’aventure française dans l’Italie méridionale. A près la signature du traité de Casalanza (aux alentours de Capua) le 20 mai 1815, Ferdinand de Bourbon fit son retour à Naples. Il tenta par tous les moyens de ramener de l’ordre dans le royaume, y compris par la menace ordonnant que tous détenteurs de livres, d’écrits, de décorations et autres emblèmes, doit procéder à leurs destruction par les flammes et ce dans un délai de trente jours. Passé ce délai, le détenteur qui sera pris sur le fait de possession, sera puni par la loi en vigueur. Tout semblait rentrer dans l’ordre, mais ce ne fut pas le cas, comme le démontrèrent les événements historiques successifs.
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