

Collodi Pistoia
Qui ne connait pas les aventures de Pinocchio, petite marionnette en bois, réalisée par Gepetto, qui se transforme en garçonnet grâce à un coup de baguette magique. Nos parents nous ont raconté cette histoire, que nous avons raconté à notre tour et que nos enfants raconteront, et ainsi de suite. Mais connaissez-vous le lieu d'où cette histoire a pris forme ?
En 1881, un écrivain qui se faisait appeler Carlo Collodi, du nom du petit village situé en Toscane, mais dont le vrai nom était Carlo Lorenzini (né le 24 novembre 1826 à Florence où il est mort le 26 octobre 1890), eut l'idée d'écrire un roman sur l'histoire et les aventures d'une marionnette en bois et articulée, appelée Pinocchio, dont le nez s'allongeait à chaque fois qu'il racontait un mensonge. Mais les intentions de l'auteur n'étaient pas de créer un récit pour enfants. En effet dans la première version, Pinocchio mourait pendu à cause de ses innombrables erreurs. Seulement dans les versions publiées sous forme d'épisodes par un quotidien (Journal pour enfants), l'histoire fut modifiée avec le classique final que nous connaissons aujourd'hui, celle d'une marionnette qui assume ses bêtises et se transforme en un garçonnet en chair et les os.
Collodi : un village de Toscana
Situé en Toscane sur la commune de Pescia, en province de Pistoia et non loin de Lucca (lire l'article sur Lucca), cet ancien Bourg dont l'existence remonterait à la fin du XIIème siècle, a des origines semblables à celle de beaucoup d'autres bourgs médiévaux. Pour des raisons principalement militaires la population de Collodi fut forcée de se réfugier sur une colline pour mieux se défendre d'éventuelles attaques d'ennemis. Le village se présente comme une véritable cascade de petites maisons dressées sur la pente d'un col, et retenues par l'ancien château médiéval, transformé aujourd'hui en villa. En se promenant dans le village, l'on peut observer avec admiration l'état de conservation du bourg, ainsi que les pavés des petites ruelles entre les maisons, qui maintiennent l'aspect médiéval. Mais à Collodi, tout est à l'effigie de Pinocchio.
Collodi aujourd'hui concentre ses activités autour des attractions touristiques qui sont : La villa Garzoni, le jardin Garzoni et le très célèbre Parc de Pinocchio. Tout au long de l'année, mais surtout d'Avril à Octobre, Collodi reçoit des milliers de visiteurs qui viennent de toute l'Europe. Mais l'événement à ne pas manquer, se déroule le 24 août de chaque année, jour durant lequel Collodi se met aux couleurs de Pinocchio, avec en plus un accès gratuit au Parc qui lui est consacré.
Église San Bartolomeo
Edifiée au XIIème siècle au pied du château de Collodi construit probablement vers la fin du XIIème siècle, l'église San Bartolomeo (Saint Barthélemy) a été modifiée de nombreuses fois. A l'intérieur, se trouve une sculpture, datant de la moitié du XVIème siècle, de la Vierge assise sur un trône accompagnée des Saints, une autre polychromée de la Vierge et l'enfant de la moitié du XVème, et un crucifix du XVIème siècle sculpté par Santi Guglielmi. La sculpture du Christ était quant à elle, portée en procession depuis l'église jusqu'à Veneri, par les habitants de Collodi, en remerciement du miracle accompli durant l'épidémie de peste qui avait eu lieu en 1631.
Le Jardin historique Garzoni, l’un des plus beaux d’Italie, représente l’heureuse synthèse entre la géometrie de la Renaissance et le spectaculaire du Baroque naissant. Le jardin peut être considéré une oeuvre d’art d’équilibre rare, où la verdure, les escaliers, les jeux d’eau et les statues constituent un tout unique. C’est une expérience absolument inoubliable que de se perdre parmi les merveilles de ce lieu de la fantaisie : grottes, théâtres aménagés dans des haies de buis, statues représentant des êtres mythologiques, satyres, figures de femme, serres avec des paons, forêts de bambous. Une ancienne tradition malicieuse veut que la visite soit propice aux amoureux, non seulement grâce à l’ombre des frondaisons et des abris reclus, qui permettent baisers et caresses, mais grâce aussi au labyrinthe, où l’acte de se retrouver est une allusion symbolique du chemin à faire ensemble pour toute la vie. Dès que l’on entre dans le jardin, on tombe sur de très beaux parterres fleuris, des statues et deux grands bassins circulaires. En marchant un peu on arrive devant deux majestueux escaliers à double rampe caractérisés par un complexe système hydraulique alimentant des jeux d’eau. Les escaliers mènent aux trois terrasses supérieures. Au-delà, l’impressionnant escalier d’eau, flanqué de deux statues de femmes représentant les deux éternelles rivales : Lucques et Florence. A l’autre bout en haut on trouve la statue de la Renommée qui souffle dans un coquillage, d’où jaillit un jet qui trace un arc très haut. A côté du parcours principal du jardin, on peut pénétrer dans de nombreuses autres allées latérales pour en découvrir les merveilles parmi les parfums des essences, les jeux d’ombres et les lumières données par les plantes, le mystère des labyrinthes, le charme des sculptures. Le Jardin a été récemment restauré : le projet de restauration a été rédigé par les cabinets d’architecture Emilio Faroldi Associés, ayant leur siège à Parme et Milan, http//www.emiliofaroldiassociati.it et Gurrieri Associés ayant son siège à Florence www.gurrieriassociati.it, avec la supervision de la Direction des Biens Architecturaux et du Paysage et du Patrimoine Historique Artistique et Démoethnoanthropologique pour les provinces de Florence, Pistoia et Prato http://www.ambientefi.arti.beniculturali.it
Ferme datant du XVIIIe siècle, notre gîte est situé au sommet des collines du bourg médiéval de Montopoli in Val d’Arno. A égale distance des villes les plus renommées du littoral et de l’arrière-pays toscan, elle se compose de deux appartements de 110 m2 meublés avec soin, d’un grand jardin et offre une atmosphère familiale. Pour la qualité de ces services, le gîte Bramasole e Ginestra a obtenu la mention “3 épis”.
A la dénomination originelle de Domaine La Ginestra (1760), s’est ajoutée à la fin du XIXe siècle, celle de Bramasole à la suite d’une fusion avec un domaine voisin et de l’agrandissement de la maison. Témoignage ultérieur de l’antique origine du domaine, la beurrerie (Burraia) qui est sans doute une tombe étrusque (il en existe d’autres dans les alentours), creusée dans le tuf et couverte de briques en 1819, est encore utilisée de nos jours comme un réfrigérateur naturel. |
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Avec ses annexes agricoles et son ancien four à bois (fin XVIIIe siècle) bien conservé et encore en activité, la ferme actuelle est entourée d’olives, de cyprès, d’acacias et de mûriers qui rendent l’atmosphère respirable y compris durant les chauds mois de l’été. Le domaine s’étend sur environ 10 hectares et comprend deux oliveraies, un petit bois et un vallon. |
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Nos hôtes peuvent jouir du vaste parc d’environ 6000 m2 entourant la maison où est aussi aménagée une aire de jeux pour les enfants. Dans les sentiers qui le traversent, nous avons réalisé un parcours naturel jalonné de panneaux avec des informations sur la flore présente. Nous avons deux petits chiens, plusieurs chats, deux oies et d’autres animaux de basse-cour, tous très aimables et très affectueux.
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COLLODI et PINOCCHIO
COLLODI Carlo (pseud. de Carlo Lorenzini). Écrivain et journaliste italien. Né le 24 novembre 1826 à Florence, où il mourut le 26 octobre 1890. ll débuta dans le journalisme, fonda et dirigea deux journaux humoristiques - II Lampione et La Scaramuccia dont la vie fut brève, s'engagea en 1859 dans la lutte pour l'indépendance italienne, et écrivit des opuscules réclamant la réunion de la Toscane au Piémont, signant pour la première fois du nom de Collodi. ll reprit ensuite une activité de journaliste qu'il exerçait en plus d'un autre emploi, et dans ses moments de loisir écrivit des comédies sans intérêt, un drame oublié, de fades romans_; mais il parvint, dans certaines esquisses de vie paysanne, à saisir avec une agréable ironie certains aspects et types caractéristiques. A partir de 1875, il s'était mis à écrire pour les enfants, adaptant avec une certaine désinvolture les contes traditionnels - Récit des fées (Raconti delle Fate) - et composant quelques livres éducatifs dont le style, extrêmement vivant et rapide, et un certain dédain des vues morales, lui valurent un grand succès - Petit Jean (Giannettino), Tout Petit (Minuzzolo). Encouragé par ce succès, il cultiva la littérature didactique, publiant des textes aimables : Premier voyage de Petit Jean à travers l'Italie (Primo viaggio di Giannetino per I'Italia), La Grammaire de Petit Jean (La Grammatica di Giannettino), L'Arithmétique de Petit Jean (L'Abbaco di Giannettino), etc. Mais jamais il ne se serait élevé plus haut qu'un Thouar ou un Dazzi, si soudain une marionnette de bois ne s'était échappée de ses mains, le célèbre Pinoéchio, chef-d'oeuvre mondial de la littérature enfantine. F. Martini qui dirigeait, en 1880, le Journal des enfants (Giornale per i bambini), avait demandé à Collodi un récit à épisodes. Collodi, pour payer, dit-on, des dettes de jeu, se mit à l'ouvrage et poursuivit son récit Pinocchio de juillet 1881 à janvier 1883. Cet ouvrage fut traduit dans toutes les langues. Collodi tenta encore d'utiliser des motifs semblables en 1887 avec ses Histoires gaies (Storie allegre), mais il ne parvint pas à retrouver la veine de son chef d'oeuvre. |
PINOCCHIO. (résumé en images) - Roman pour la jeunesse de Carlo Collodi (pseudonyme de Carlo Lorenzini, 1828•1890). Publié d'abord en feuilleton dans le "Glornale per i Bambini" ( Journal des Enfante ) de Ferdinando Martini en 1878, puis en volume, toujours à Florence, en 1883, sous le titre "Les aventures de Pinocchio. Histoire d'une marionnette" (Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino), avec les illustrations de Enrico Mazzanti. L'ouvrage rencontra dès sa parution un grand succès et les rééditions furent très nombreuses. Il faut rappeler particulièrement l'édition de 1911. Illustrée par le peintre Attilio Mussino, qui créa l'image de la marionnette telle qu'elle est restée jusqu'à l'interprétation qu'en donna Walt Disney dans son dessin animé. L'invention continuelle, les trouvailles qui se suivent à chaque page, semblent presque justifier par leur jaillissement spontané la fausse légende suivant laquelle Collodi aurait écrit son livre en une nuit, pour pouvoir régler une dette de jeu. Le parallèle est remarquable que l'on peut faire entre Pinocchio et Peter Pan, autre célèbre personnage parmi les plus aimés des enfants. L'un comme l'autre sont • moitié-moitié •. pour employer l'expression de Barrie lui-même : moitié marionnette, moitié gamin, tel est Pinocchio : moitié gamin, moitié lutin, tel est Peter Pan. Tous deux sont à mi-chemin entre la fable et la réalité, avec la différence que Pinocchio, en se détachant du rêve, veut parcourir les routes du réel et abandonner sa dépouille de marionnette. Tandis que Pater Pan veut rester toujours enfant...
(... ) La conclusion moralisante (" Combien je suis satisfait maintenant d'être devenu un petit garçon comme il faut ! ") peut paraître postiche. On a d'ailleurs supposé qu'elle avait été ajoutée, à la demande de l'éditeur. Par un ami de Collodi, Guido Biagi, à l'insu même de l'auteur. Quoi qu'il en soit, la puissance de fantaisie du livre est telle qu'elle confère une logique même à l'interprétation purement pédagogique de la conclusion. Le livre s'impose comme un chef-d'oeuvre de la littérature pour enfants.
Laffont-Bompiani. Dictionnaire des oeuvres.
